mercredi 11 mars 2009

!!! Le blog à changé d'adresse !!!


Voici la nouvelle adresse du blog :
http://www.ange-gabriel.be/blog



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vendredi 16 janvier 2009

Brise glace sur le canal Bruxelles - Charleroi

Parti le 14 janvier de Bruxelles pour rejoindre Namur, le bateau s'est frayé un chemin dans les eaux glacées du canal Bruxelles-Charleroi.

Le bruit des morceaux de glaces qui frottent contre la bordaille est très impressionnant. Un sourd grondement continu envahi toute la cale. La proue pousse également devant elle de grandes plaques de glaces, parfois de plusieurs dizaines de mètres de diamètre, en créant de longues fissures qui éclatent en claquements sec.



Arrivé en bas du plan incliné de Ronquières, les bateaux de 85 m que nous croisons nous déconseillent de poursuivre plus haut. Nous amarrons donc à Ronquières pour quelques jours. Le temps, entre autre, de fêter mes 40 ans à bord en famille :-)

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dimanche 14 décembre 2008

Croisière de Namur à Bruxelles en péniche

Deux jours qui sont passés comme si c’était quelques minutes… Deux journées parfaites ! Le bateau. La navigation. De belles personnes à bord. Une ambiance sereine, douce. Des émerveillements partagés, tout simples…

Quelques images...






































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Visualiser l’emplacement du bateau en temps réel

Vous pouvez maintenant savoir, en direct, où se trouve exactement le bateau sur une carte Google Maps. Le lien est ici : http://www.ange-gabriel.be/gps/


La carte sera réactualisée chaque fois que le bateau change d’emplacement et à chaque passage d’écluse…

Cette petite prouesse technologique est rendue possible grâce à l’iPhone 3G et au petit logiciel gratuit Instamapper

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samedi 29 novembre 2008

Je suis un habitant de l'eau

Ca y est ! Je vis maintenant à bord de l’Ange-Gabriel. J’ai rendu les clefs de ma maison. Je ne suis plus un terrien. Je suis un habitant de l’eau.

Le bateau est (encore) en travaux. Cette fois, ça devrait être la dernière ligne droite. On attaque l’installation du chauffage (pas inutile en cette période), la salle de bain, les WC des cabines, la construction du mobilier sur mesure, on termine l’électricité, les câblages (son, vidéos et data), on va ensuite entamer les finitions avec l’enduisage et la peinture. Il restera ensuite à réparer le groupe électrogène et sans doute à en acheter un nouveau. Trois fois rien, en somme ;-)

Malgré cette liste impressionnante, le bateau est déjà bien vivable, en tout cas dans les cabines déjà aménagées. Je me suis installé dans l’une d’elle. J’y dors, j’y mange et j’y ai même mon bureau ! Je commence à télé-travailler depuis le bateau avec mon ordinateur portable, ma connexion 3G et… mon nouvel iPhone 3G également. Les conditions sont vraiment agréables. Calme, concentration et connexion : un bon cocktail !

Le 12 décembre, nous levons l’ancre pour Bruxelles. Deux jours de navigation avec 10 amis à bord pour une petite balade fluviale hivernale qui promet d’être très joyeuse ! Je vais fêter la Noël en famille sur le bateau à Bruxelles : 32 personnes à table, plus les enfants sur la péniche de mon cousin Bruno, la « Be-Coq ». Soirée mémorable en perspective également ! Je vais sans doute rester un petit peu à Bruxelles, amarré à couple à Anderlecht. Ensuite, courant janvier, on redescend à Namur. La vie est belle :-)

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mardi 29 juillet 2008

En route pour Belgrade

6h40. Voilà déjà un début de journée bien remplie. Ce matin, formalité de sortie à la police Serbe, ensuite paiement et permis de naviguer vers Belgrade à la Capitainerie du Port. Retour au bateau. Chauffe des moteurs et départ. Ensuite, petit tour dans la salle des machines pour remettre l’huile à niveau dans le générateur 220 volts et ensuite vidanger le trop plein d’eau sous le moteur.

Ce matin, notre ami Yugo, de bonne hurleur (oups, pardon, de bonne humeur), me propose de me laisser faire, sous son œil, les manœuvres de sortie du port. Génial ! A six heures, le soleil caresse les eaux rosées du matin sur un Fleuve d’huile. Toujours accompagné du doux ronron de son puissant moteur, en quelques coups de barres, d’embrayage et de gaz, le bateau se décolle tout doucement de la berge en prend lentement son envol vers le chenal pour filer presque silencieusement sur le lit du Fleuve en glissant le long des berges de la ville encore en pyjama. Nous croisons une barque de pêcheurs déjà au travail. Une fois passés sur notre côté, ils disparaissent, dévorés sous les feux du soleil levant qui embrasent notre sillage.

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Bienvenue en Serbie

Depuis notre arrivée, hier, en Serbie, j’ai passé plus de temps dans les commissariats, douanes, capitaineries, bureaux d’agents et autres temples de l’administration qu’à visiter le pays ou profiter des charmes locaux…

Avant-hier soir, « revizion » complète à Donji Milanova, début des festivités à 18h00 et clôture à minuit lorsque les derniers agents, très pointilleux, mais assez aimables, quittent le pont. Extinction des feux à 0h30.

Dans la courte nuit, réveil à 3h30 sous les coups sourds de la coque contre le ponton. À chaque butée, à intervalles réguliers, le bateau résonne comme une vielle cloche de cathédrale mal accordée. En caleçon sur le pont, nous croisons Christophe, hirsute, réveillé par les mêmes sonorités nocturnes. À trois, nous resserrons les amarres du bateau et plaçons un pneu et un pare battage entre la bordaille et le ponton.

Retour au lit pour une dernière heure de sommeil. Levé à quatre heures trente et départ à cinq heures trente.

Le lendemain, le festival itinérant des Administrations Serbes se poursuit à Veliko Gradiste. Le concert démarre cette fois à 13h00 pour une clôture à 20h00. Dans la foulée, nous en avons profité pour faire le plein de fuel. Le port ne possédant pas d’infrastructure pour tanker les bateaux, c’est un camion qui vient nous livrer. Il est accompagné d’un camion de pompier, de notre agent, du capitaine du port, de la police et d’un inspecteur du ministère de l’environnement. Remplissage de 900 litres dans chacune des cuves babord et tribord. Petit débordement sur les plats-bords lors du deuxième remplissage. Réaction rapide pour contenir le liquide qui se répand. Pas une goutte dans le Danube. Ouf ! L’inspecteur nous remet son rapport et tout est en ordre. Nous pouvons payer les 225.000 dinars retirés en billets de 1000 en 9 retraits au Bancomat. Belle liasse !

Notre agent, charmante jeune femme serbe, nous a accompagné toute la journée pour surmonter les embûches de l’administration. Elle a fait un boulot formidable pour nous accélérer, tant que faire se peut, la traversée des méandres bureaucratiques locaux. Les points d’achoppement qu’elle a dû régler ont été, entre autres, le carnet ATA du matériel embarqué (une sorte de passeport pour le matériel) qui était apparemment incomplet, certains passeports des passagers « abîmés », des documents administratifs mal remplit par les douaniers de Donji Milanova et l’organisation, un peu épique, de la livraison du fuel dans le port. Beau travail !

Contrairement à la Roumanie et à la Bulgarie, j’ai senti en Serbie une certaine froideur, voire de l’hostilité chez certains agents publics. J’ai l’impression que nous sommes tolérés sur le territoire, sans plus. À l’arrivée à la police de Veliko Gradiste, pas un croisement de regard, pas un sourire, un couloir post-soviétique en guise de salle d’attente, pas de chaise pour s’asseoir, un guichet fermé derrière lequel sont assis plusieurs agents qui regardent les variétés style « Eurovision » à la télévision, sans détourner la tête. Attentes de plusieurs dizaines de minutes sans aucune explication. Pendant ce temps, les passagers et le reste de l’équipage sont confinés à bord.

Après plusieurs heures, une fois les formalités d’entrée en Serbie terminées, les passagers peuvent se rendre à la police dès la sortie du bateau avant de se rendre en ville. Ils doivent expliquer l’objet de leur sortie (restaurant, courses…) afin de recevoir leur passeport pour une durée déterminée (par exemple 4 heures). Une fois la sortie finie, nous retournons au commissariat rendre notre passeport et retournons au bateau. Ça procure une subtile, mais bien réelle, sensation de privation de liberté…

J’ai l’impression qu’au premier faux-pas de notre part, on est parti pour démarrer « Midnight Express »… Bon j’exagère, mais l’ambiance au commissariat est aussi glacée qu’une porte métallique gelée… Après des heures de tracasseries administratives dans un environnement hostile et dans une langue étrangère, je sens la tension nerveuse accumulée…

Je pense qu’une partie des Serbes n’oublie pas que ce sont, entre autres, 12 de nos avions belges qui, il y a moins de 10 ans, ont effectué des centaines de sorties de combat en soutien aux bombardement « humanitaires » de l’OTAN sur les positions Serbes. Plus récemment encore, début 2008, le concert des pays européens reconnaissait l’indépendance du Kosovo, au grand dam de la Serbie. Geste ressenti comme de l’ingérence et une gifle humiliante adressée aux Serbes, alliés historiques de l’occident chrétien contre les occupations Turques puis Nazies…

Signe visible de la tension dans la région, nous avons croisé un convoi de l’armée belge, sous l’égide de la KAFOR, qui traversait le Danube à Calafat en Bulgarie pour se rendre en mission de maintien de la paix au Kosovo. Sans doute que le célèbre « Droit d’ingérence » de Kouchner est ressenti différemment à Paris et à Bruxelles qu’à Belgrade…

De là à dire qu’ils nous le rendent bien, je ne sais pas...

Plus d’infos :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Op%C3%A9ration_Allied_Force

http://www.b-i-infos.com/articles/Lewis_Mac_Kenzie_Nous%20nous%20sommes%20tromp%E9s%20de%20bombardement.pdf

http://www.herodote.net/histoire/evenement.php?jour=19920406

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Les Portes de Fer

Voici quelques images des célèbres Portes de Fer.

C’est effectivement assez impressionnant. La Majesté des lieux s’impose à notre frêle esquif qui semble demander la permission de franchir l’étroit passage entre les deux verdoyants et riches massifs montagneux des Carpates et des Balkans.

Une colossale tête de géant, taillée à flanc de montagne, semble surveiller la gorge de son regard profond et ténébreux.

Plus loin, un petit édifice religieux, une sorte de chapelle orthodoxe, diffuse des chants de prières. Quelques officiants debout sur une terrasse surplombant le Danube, habillés de longues soutanes noires, nous font signe lorsque nous passons à leur hauteur.

Le tableau qu’offre ces paysages d’un autre temps me rappelle les contrées du Seigneur des Anneaux. C’est un mélange des habitants des terres du Rohan qui se seraient installés dans les Gorges des anciens rois de l'Argonath.

"Frodon, les yeux fixés devant lui, vit s'avancer au loin deux grands rochers : on eût dit de grands pinacles ou de grandes colonnes de pierre. Hauts, verticaux et menaçants, ils se dressaient de part et d'autre du fleuve. Une trouée étroite apparaissait entre eux, et le courant emportait les bateaux vers celle-ci.
- Voyez l'Argonath, les Piliers des Rois ! s'écria Aragorn. Nous n'allons pas tarder à les passer. Maintenez les barques en files et aussi espacées que possible ! Tenez le milieu du lit !
A mesure que Frodon était emporté vers eux, les grands piliers s'élevèrent comme des tours à sa rencontre. Ils lui parurent de grandes et vastes formes, menaçantes dans leur mutisme. Puis il vit qu'elles étaient, en fait, taillées et façonnées : l'art et le pouvoir de jadis s'y étaient appliqués, et elles conservaient encore, en dépit des soleils et des pluies d'années oubliées, les puissantes images qui leur avaient été données. Sur de grands socles fondés dans les profondeurs des eaux se dressaient deux grands rois de pierre : hiératiques, ils contemplaient sévèrement le nord de leurs yeux voilés, sous des sourcils crevassés. Leur main gauche était levée, paume en dehors, en un geste d'avertissement ; la main droite tenait une hache ; sur leur tête étaient un heaume et une couronne effrités. Gardiens silencieux d'un royaume depuis longtemps disparu, ils étaient encore empreints d'une grande puissance et d'une impressionnante majesté. Une crainte respectueuse envahit Frodon : il se fit tout petit et ferma les yeux, n'osant lever le regard tandis que les bateaux approchaient. Même Boromir baissa la tête comme les embarcations passaient à vive allure, frêles et fugitives comme de petites feuilles, sous l'ombre permanente des sentinelles de Númenor. Ainsi passèrent-ils la sombre trouée des Portes."


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mercredi 23 juillet 2008

Le Danube côté Bulgare

Mardi 22 juillet. Nous avons quitté ce matin vers 6h00 la charmante petite ville estudiantine de Svistov pour rejoindre, en deux jours et demi, la ville de Vidine, toujours du côté Bulgare du Fleuve, histoire d’éviter un nouveau passage de douane. Nous ne ferons sans doute pas de halte à terre durant cette navigation. Nous ferons donc deux nuits à l’ancre, au milieu du fleuve. Il nous reste 6.000 des 10.000 litres d’eau à bord. A une moyenne de 100 litres d’eau par personne et par jour, nous allons suivre attentivement le niveau des cuves. Pour l’avoir vécu, une panne d’eau sous la canicule avec 12 personnes à bord, c’est pas rigolo. Plus de WC, plus de douche, plus de vaisselle… On a retenu la leçon et on va éviter ça ;-)

Le niveau du Fleuve continue de baisser. À chaque contrôle, je signe un document qui certifie que j’ai pris connaissance du niveau actuel des eaux. Je ne comprends rien aux chiffres qu’on me communique, mais manifestement, c’est clair pour Yugo quand je les lui retransmets à mon retour à bord.

Ce matin, un vent violent c’est levé. Diego et moi avons rebâché les matériaux posés sur les écoutilles. Tendre les bâches, trouver de quoi les attacher solidement, le tout sans gêner la vue du pilote, ni tomber à l’eau. C’est du sport.

Juste après, Yugo me rappelle dans la timonerie en m’indiquant le cadran de température du moteur qui monte au-dessus des 80° au lieu des 60 habituels. Il me demande d’aller voir dans la salle des machines ce qui se passe. Je descends en me demandant bien ce que je vais pouvoir faire, et même où commencer à regarder. Tout à coup, je me souviens du problème que nous avions eu cet hiver le premier jour où nous avons piloté le bateau avec Michel. Le filtre du système de refroidissement était sale. Je sors de la salle des machines pour vérifier la qualité du jet d’eau qui sort sur le côté du bateau. Effectivement, le jet est intermittent est de faible puissance. Ni une, ni deux, je redescends et à genoux devant le filtre, je le démonte. L’eau jaillit, le filtre en métal est cassé. Je l’extrais. J’en place un nouveau, referme la cuve du filtre à la clef anglaise. Je sors et vérifie l’eau qui jaillit à nouveau à grand jet continu de la bordaille. Magnifique. Je retourne dans la timonerie et Yugo confirme que la température redescend. Yes ! J’adore ces grands moments où l’on sent que l’on commence à « comprendre» le bateau, à le connaître de l’intérieur. Nous gagnons petit à petit en autonomie…

Pendant ce temps, la vie à bord suit son cours. C’est toujours un petit miracle pour moi de voir ce bateau avancer lentement sur le Fleuve. Dehors, le vent et la pluie d’orage de ce matin se sont dissipés. A l’intérieur, Yugo est à la barre, nous avons fini de manger, deux personnes travaillent sur leurs ordinateurs dans la grande salle, quelques personnes se reposent et discutent sur le pont, un passager est encore au lit depuis hier soir, d’autres sont retournés faire une sieste, Vincent contemple le paysage qui défile lentement à travers un sabord avant de retourner à ses montages vidéos sur Final Cut. Et tout ce petit monde est emmené par l’infatigable Ange-Gabriel qui depuis Peruwelz, nous berce du régulier ronronnement de son moteur.

Nous avons adapté le document de vie à bord en tirant parti des expériences, parfois dramatiques, que nous avons vécues depuis le début du voyage.

Voici la copie que nous avons partagée avec les nouveaux arrivants et qui est affichée à l’entrée du bateau.

Ce document évoluera encore au fil du temps et au fil de l’eau…

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mardi 15 juillet 2008

Gîte du bateau

Lors de la navigation pour arriver à Rousse, le bateau gîtait de plus en plus : jusqu'à plus de 3 degrés tribord. Ca paraît peu, mais c’est déjà très visible à l’œil nu et ça demande de rééquilibrer son centre de gravité quand on marche à bord.

Yugo, avec son expérience, nous a demandé d’aller voir si le fond de la cale du pic avant prenait l’eau. Après avoir vidé la cale remplie à raz-bord de matériaux de construction, nous avons effectivement découvert près de 40 cm d’eau en fond de cale. Pas de stress chez Yugo. Nous avons pompé en navigation. En téléphonant à Albert, l’ancien propriétaire, celui-ci nous a expliqué d’où venait l’entrée d’eau. Il s’agit de deux boulons à resserrer sous le niveau de l’eau à l’intérieur du pic avant. Il connaît bien la bête ;-)

Manifestement, même après avoir bougé les objets lourds de bâbord vers tribord il y a quelques jours, le gîte continue à s’accentuer.

Nous avons enfin découvert d’où venait le problème. Les 10.000 litres d’eau des cuves ne se vident pas uniformément, mais uniquement d’un côté. Au fur et à mesure de la consommation journalière, le bateau s’allège d’un côté et s’enfonce de l’autre.

Priorité pour le plombier à raccorder toutes les cuves entre elles. Ca devrait nous permettre de gérer le gîte uniquement en ouvrant ou en fermant certaines des 10 cuves de 1 tonne par rangées.

Chaque jour, nous solutionnons un problème. On y arrivera :-)

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lundi 14 juillet 2008

European Sound Delta

Voici la carte du trajet des deux bateau sur le Rhin et sur le Danube avec les dates de passages dans les différentes villes :


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dimanche 13 juillet 2008

24 heures chrono sur une péniche

Nous vivons, Diego et moi, des journées bien chargées. Depuis ce matin 7 heures, j’ai été à la police des douanes Roumaines, au ponton pour régler le stationnement du bateau et remplir le rapport de navigation à la capitainerie du port.

Ce matin, les batteries étaient de nouveau morte car la pompe pour évacuer l’eau de l’évier de la cuisine fonctionne quasiment en continu à cause du refoulement de l’eau dû au gîte excessif du bateau (environ 2° à tribord).

Après avoir fait démarrer le générateur 24 volts, Diego a passé plus d’une heure dans la salle des machines pour faire démarrer le générateur 220 volts. C’est maintenant chose faite ! Nous avons commencé à déplacer les éléments de poids sur le pont central pour rééquilibrer le gîte du bateau. Nous allons voir comment transvaser l’eau et éventuellement le fioul des citernes tribord vers celles de bâbord. Nous avons déjà regagné un tiers de degré vers babord.

Nous avons eu une réunion avec le pilote pour une mise au point sur notre travail ensemble. Il nous voit, Diego et moi, sans aucune expérience ni de navigation, ni de mécanique, éléctricité ou plomberie, tenter de gérer le confort de 10 passagers à bord d’un bateau dont les commodités de bases ne sont pas encore existante, dans des pays dont nous parlons pas un mot, en gérant des ouvriers étrangers qui travaillent au milieu des passagers… Il a donc décidé de nous transmettre ses connaissances et de nous rendre le plus autonome possible en faisant de nous, une fois arrivés à Vukovar, des vrais marins d’eau douce. C’est vraiment une excellente école, car avec ses 40 ans d’expérience de navigation il nous apprend vraiment le métier. Malgré ses côtés souvent un peu rude, il nous explique, toujours dans notre Allemand commun de 20 à 30 mots, comment doit fonctionner un bateau et comment doit s’organiser la vie à bord. Il est très pédaguoge et s’assuren à chaque fois que nous avons bien compris et intégré avant de passer à la suite. C’est complètement nouveau pour nous et vraiment très intéressant.

Je découvre le métier de Capitaine. N’ayant jamais eu que quelques bribes d’informations sur le sujet, c’est beaucoup plus de responsabilité que ce à quoi je m’attendais… Et c’est à la fois un peu angoissant, mais très excitant et passionnant !

Yugo, qui est un pilote Serbe de 60 ans, est très à cheval sur les principes, l’autorité, la hiérarchie, la discipline, le travail… Il s’est donc mis en tête de faire de moi un vrai Capitaine. Et c’est vrai que la vie à bord avec 10 passagers et 3 membres d’équipage, dont des belges, français, anglais, serbe, canadien, roumain, américain, sur un Fleuve en eaux internationales entre deux pays dont un est dans l’espace Shegen et l’autre non, ce n’est pas une mince affaire…

Yugo m’explique, par exemple, que les passagers sur le bateau sont en territoire belge. Ce sont les lois belges qui sont d’application à bord. C’est pour cette raison que à chaque débarquement ou à chaque largage d’amarres nous avons un contrôle de police à bord. Comme en avion, on passe une frontière au décollage et à l’atterrissage. Simple contrôle si nous embarquons et débarquons entre deux ports d’un même pays et plus approfondi (les fameuses « Revizionne ») si nous débarquons dans un pays (la Bulgarie, par exemple) en provenance d’un port de le rive en face (la Roumanie)…

Changer de rive peut donc prendre plusieurs heures avant que les passagers ne puissent débarquer à terre… Yugo m’explique également que c’est le Capitaine qui garde les passeports des passagers entre l’embarquement et le débarquement. J’ai une farde avec tous les papiers du bateau, les passeports des passagers, la liste complète des passagers et des membres d’équipages, un document qui reprend la liste de tout le matériel à bord. Ces listes sont mises à jours à chaque contrôle et tamponnées par la police pour présentation au débarquement suivant.

Hier soir à l’arrivée, j’ai dû débarquer seul pour accompagner l’agent de police jusqu’au bureau des douanes, remplir le rapport de navigation, présenter les papiers des passagers et du bateau. Une fois le contrôle terminé, je rends leurs passeports aux passagers qui ont alors l’autorisation de débarquer. Je me rend ensuite à la capitainerie pour remplir le rapport de navigation.

Au niveau légal, le rôle du capitaine est important aussi. En cas d’accident avec un passager ou en navigation, le capitaine est responsable. Je dois garder les passeports des passagers après le contrôle de départ, jusqu’au contrôle d’arrivée dans la ville suivante. Après le contrôle de police. Je rends les passeports aux passagers, qui peuvent, à ce moment-là, débarquer librement à terre. Je suis également responsable du fait que notre pilote Serbe ne quitte pas la ville d’amarrage car il dispose d’un seulement d’un visa fluvial valable pour les villes du Danube.

Yugo me donne toutes une série de petits (et de grands) conseils en coulisses, tout en me mettant en avant à chaque fois… C’est très touchant. Il me dit ce que je dois faire et puis « allez, en avant, c’est au capitaine d’y aller ». Il ne se présente « que » comme le pilote qui obéit aux ordres du capitaine. Il répète : « Le capitaine dit go, je fais go. Le capitaine dit stop, je fais stop ». J’ai l’impression d’avoir un grand-père qui donne des conseils de vie à son petit-fils qui débute dans le métier… Et même si je n’en comprends pas toujours tout de suite le sens, je me rends compte, même après coup, qu’il y a toujours une bonne raison à ses recommandations.

Je me rends compte que, autant pour la sécurité, que pour l’organisation de la vie à bord, c’est vraiment important de prendre cette charge et les devoirs qui y sont associés…

(Ce post a été écrit le 12 juillet, avant l’accident. Je le publie tel quel)

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samedi 5 juillet 2008

De retour à bord !

Après une semaine passée en Belgique, me voici de retour sur le bateau.

Que de changements !

La cuisine est finie, la salle polyvalente est libérée de tout le stock de matériel, le plancher posé, le plafond isolé et les panneaux placés, les sanitaires, plomberie et électricité ont également bien avancé.

Il reste néanmoins pas mal de boulot et les dernières heures du chantier vont être très chargés. L’équipe s’est levé ce matin à 4 heures pour commencer à travailler à 5, en même temps que la navigation. Il reste beaucoup de travail à abattre. Tout ne sera pas terminé, mais l’objectif est que le bateau soit habitable dans les meilleures conditions possibles pour nos 10 invités qui embarquent dans maintenant un peu plus de 48 heures…

Un nouveau pilote est à bord. C’est un Serbe, nommé Yougoslave, et surnommé l’Ours des Carpates par l’équipage, rapport à sa douceur et à ses grognements, j’imagine ;-)

Ce n’est pas vraiment un tendre, mais il paraît que derrière sa rudesse et ses ordres aboyés, il est efficace et il a de l’humour. Je vous en dirais plus quand j’aurais osé l’approcher pour entamer une conversation avec mon Français, mon début d’Anglais, son Serbe, ses 5 mots d’Allemand et ses 3 mots d’Anglais.

Le Danube de plus en plus large... Le courant toujours bien présent aussi...

J’ai traversé une partie de la Roumanie en voiture entre Bucarest et le Danube. C’est vraiment un autre monde. Les charrettes sur les routes, les enfants qui jouent, parfois nus, les Roms, les chiens qui restent là, au milieu de la route et qu’il faut contourner… Les gens vivent dans un assez grand dénuement, les maisons en tôles… Sans verser dans l’image d’Epinal, la différence entre la capitale Bucarest et la campagne est vraiment frappante. Bucarest est assez propre, très animée et les filles en courte jupe colorées égayent la ville de leurs fines jambes bronzées, de leurs belles chevelures noires et de leurs éclatants sourires ! Mais je n’ai fait que traversé la ville en vitesse :-)

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dimanche 29 juin 2008

Le Beau Danube... de toutes les couleurs...

On savait déjà que le Danube n'était pas bleu... C'est vrai ! Il est de toutes les couleurs...

Illustration en image avec cette courte vidéo de 1 min 36



Ces images ont été prises sur la partie allemande et autrichienne du Danube.

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lundi 23 juin 2008

L’Autriche

Nous venons de quitter l’Allemagne pour entrer en Autriche. Changement de drapeau de courtoisie et tradition oblige, un petit coup d’eau sur la tête de tous les membres d’équipage :-)

Depuis Regensburg, un pilote Slovaque est à la barre. Il s’appelle Lazlo. Ne sachant toujours pas si c’est vraiment une obligation, nous avons tout de même décidé d’engager un professionnel, détenteur de la fameuse patente du Danube. Il est très sympa et est manifestement aguerri au fleuve. Par exemple pour s’amarrer à quelques dizaine de mètres d’un petit supermarché caché dans une arrière cour d’immeubles à Passau :-)

Les paysages changent. Après les plaines, la vallée est plus encaissée entre les collines vert foncé.

Au fil de l’eau qui file vers l’est, quelques observations en vrac :

Les clochers ont changé de forme, ils sont devenus ronds au lieu d’être en flèche :-)

Depuis Strasbourg, plus aucun bateau logement (sauf aujourd'hui, 3 luxomotors hollandais en convois). C’est vraiment curieux, mais autant on rencontre des bateaux aménagés en Hollande, Belgique et France, autant le concept semble totalement inconnu à partir de l’Allemagne. D’ailleurs, une fois à quai, le bateau est vraiment une curiosité très prisée des passants. Les gens s’arrêtent, montre du doigt, discutent entre eux. C’est vraiment frappant car dans le paysage belge, un bateau aménagé, c’est sympathique, mais ça ne fait pas vraiment arrêter le quidam dans sa course. Ici bien…

Toujours depuis Strasbourg, nous n’avons plus le souvenir d’avoir croisé un « Spits » (une Freycinet ou un automoteur de 39 mètres, enfin notre bonne vielle « péniche » de base, quoi ;-))

À part les petits bateaux de tourisme blanc (je ne sais pas comment les appeler), que des bateaux beaucoup plus gros que nous, au moins deux fois notre taille pour les plus petits. Nous sommes vraiment un « petit » bateau sur le fleuve.

La taille standard semble être le bateau de 110 mètres, parfois de 85 mètres, poussant lui même une autre barge de 110 mètres, ce qui fait des convois de près de 200 mètres de long. Quand on croise ces convois, nos 39 mètres sont vraiment petits petits…

Encore depuis Strasbourg, au plus nous avançons vers l’est au plus nous croisons de bateaux Allemands, Serbes, Croates, Bulgares, Roumains, et même Russes… Depuis le début du voyage et jusqu’à maintenant, nous croisons encore beaucoup de Belges et de Hollandais. Par contre aucun bateau Français. C’est sans doute dû aux canaux français qui ne sont pas encore aux normes des autres pays européens… La France semble vraiment s’être exclu du concert commercial fluvial Européen. Peut-être qu’avec l’ouverture de nouveaux canaux à grand gabarit pour mieux se connecter au reste du réseau européen, la France va redévelopper sa flotte commerciale sur l’Europe ?

Maintenant que nous avons quitté l’Allemagne, je peux dire que j’ai vraiment été surpris. C’était, à priori, la partie du voyage qui m’inspirait le moins. Et bien, j’ai adoré ce pays. Les paysages époustouflants, profonds, variés… Les villes très typées, extrêmement bien entretenues, avec beaucoup de charme et de caractère. Les gens chaleureux, agréables, bons vivants, ouverts, communicatifs. Ca m’a vraiment donné le goût et l’envie d’y revenir…

Nous avons maintenant l’Autriche à découvrir. Les premiers paysages sont de nouveaux à couper le souffle… Vivement la suite !

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dimanche 22 juin 2008

Passage de grandes écluses sur le Canal Main-Danube

Voici une petite vidéo (1 min 40) qui montre le passage d’une des plus profonde écluse que nous ayons passé.




En arrivant par le bas (l’aval), le bateau entre dans une sorte de bunker souterrain, à 24 mètres sous la surface de la sortie. Une fois les bateaux entrés dans l’écluse, ils s’amarrent pour s’immobiliser et de pas êtres balancés par les sérieux remous pendant la montée des eaux.

Les éclusiers ferment les portes et font entrer l’eau avec force bouillonnements. La montée dure quelques minutes. Une fois en haut, c’est la porte de sortie de l’écluse qui s’ouvre sur l’amont (le haut) du canal.

Les bateaux détachent leurs amarres et quittent l’écluse pour continuer leur navigation sur le bief suivant (un bief est une portion de voie navigable entre deux écluses).

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samedi 21 juin 2008

Nous sommes sur le Danube !

Ca y est !!! Le Fleuve tant attendu (en tout cas par nous ;-)) est là, il se déroule dans son lit devant nous. On retrouve le courant, comme sur le Rhin... Un vrai fleuve. De la navigation vivante !

Et non, il n’est pas Bleu, mais il est Beau, le Beau Danube Vert-Gris :-)

Nous venons de quitter le point le plus « haut » de notre périple à une attitude de 400 mètres au dessus du niveau de la mer.


Nous sommes au PK 2409. C’est à dire qu’il nous faudra parcourir 2409 kilomètres pour rejoindre le PK 0 à Sulina sur la Mer Noire. Heureusement nous aurons le courant avec nous dans ce sens du voyage car nous avons rendez-vous le 7 juillet à Tulcea pour embarquer à notre bord l’équipe du Collectif MU.

Nous faisons actuellement halte à Regensburg pour engager un pilote. Nous avons rencontré deux agents (des « courtiers » en pilotes), mais nous nous posons encore la question de savoir si nous avons légalement besoin d’un pilote pour un bateau de plaisance de 39 mètres. Impossible, depuis le début de la préparation de ce voyage d’avoir une réponse claire sur cette question… Dans le doute, nous poursuivons les démarches et nous devrions donc reprendre la route dès lundi matin, 5 heures .

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[Blog] Bordeaux-Moscou en bateau-stop par Arnaud Dejeans

Je viens de (re)découvrir le blog de Arnaud Dejeans qui ralie Moscou depuis Bordeaux en bateau-stop.

Découvrez les récits de son incroyable épopée ici : http://bateaustop.blogsudouest.com/

C'est vraiment impressionnant. Les photos sont très belles, les textes extrêmement bien rédigés. Etant moi même sur le Danube, j'ai frissonné en lisant et découvrant les photos... Quelle ambiance !!!

La race des Aventuriers Modernes existe. Trop fort !!! Merci Arnaud :-)

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jeudi 19 juin 2008

Navigation sur le Main

La navigation sur le Main est très agréable et très variée. Différents paysages se succèdent. Des plaines, des forets, des coteaux de vignes, de petites villes fluviales très typiques…



Les horaires de navigation sont assez impressionnants. Départ entre vers 6h00 du matin et arrêt vers 21h00, sans halte pendant la journée. Certains jours, départ à 5h00 et parfois arrêt vers 23h00, avec de la navigation de nuit… Ce qui rend possible ces horaires c'est le relais entre Michel, Julien et moi à la barre.



A hauteur de Mainz (Allemagne), nous avons quitté le Main pour entrer sur la canal Main-Danube. Nous en avons profité pour nous ravitailler en gasoil auprès d’un bateau ravitailleur.



Nous avons croisé plusieurs bateaux roumains. On sent qu’on approche du Danube. Nous sommes arrivés à Bamberg, en Allemagne pour nous reposer trois jours, faire des courses et régler quelques problèmes techniques. La ville est magnifique. Son histoire remonter au VIIe siècle. La ville est classée patrimoine mondial de l’humanité. Le centre est de toute beauté. De très vielles maisons, surplombant l’eau vive de plusieurs rivières et canaux. Un mélange de style allemand, de Brugge et de Venise.

Plus d'infos ici : Bamberg

Nous sommes tombé en plein Euro 2008, avec la victoire de l’Allemagne sur l’Autriche. Grands cris de joies dans la ville :-)

Deux jours avant d’arriver à Bamberg, le démarreur du groupe électrogène nous a lâché. Michel a commandé un nouveau démarreur en Belgique, nous devrions le recevoir samedi. En attendant, ça complique la tâche de l’équipe sur le chantier. En attendant, nous travaillons sur le convertisseur sur batterie.

Hier, nous sommes revenu à Strasbourg en voiture pour faire de nouvelles courses plomberie, électricité et ameublement. Encore un match de foot de l’Euro, mais cette fois, avec l’élimination de la France, pas de grands débordements en ville…

Nous reprenons la route en ce début de soirée pour deux journées de navigation sur la canal qui nous amènera au Danube.

Toujours selon PC-Navigo, arrivée théorique prévue à Tulcea le 2 juillet.

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samedi 14 juin 2008

Vidéo du chantier de l'Ange-Gabriel en route vers le Danube

Une petite vidéo de présentation du bateau et de l’état d’avancement des travaux.

Vous découvrirez également les sympathiques et efficaces membres d’équipage !



La vidéo a été tournée avant-hier et les choses on déjà bien changée, notament dans la grande salle qui est presque entièrement isolée.

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Drapeau de courtoisie

Merci pour vos nombreux commentaires ! Ca fait vraiment plaisir de nous sentir lié à vous qui nous suivez en ligne depuis la maison, le bureau ou le bateau :-)

Un d'entre vous demandait pourquoi l'Ange-Gabriel a un drapeau allemand sur sa proue (étrave) ?

Il s'agit d'un drapeau de "courtoisie" (et pas de complaisance ;-)). C'est le drapeau que nous mettons à la proue du bateau par sympathie pour le pays traversé. Nous avons acheté chez Pierre Verberght toute la collection des pays que nous allons visiter. Je ne pense pas que cela ait un caractère obligatoire, mais je trouve ça chouette de se sentir un peu Allemand en Allemagne, Serbe en Serbie, Roumain en Roumanie...

Je trouve que c'est un belle marque de respect pour les habitants, les éclusiers, les autres bateaux locaux...

Si quelqu'un en sait plus sur les origines ou sur l'histoire du drapeau de courtoisie, je suis preneur :-)

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jeudi 12 juin 2008

De Freistett à Frankfurt


Départ de Freistett le 11 juin à 7H00 - Passage à Frankfurt le 12 juin à 11h00

De Freistett à Frankfurt, 226 km et 5 écluses. 2 sur le Rhin pour descendre jusque Mainz. De là, on remonte le courant sur le Main avec 3 nouvelles écluses pour remonter jusque Frankfurt.


Après ses 2 grandes écluses, le Rhin perd encore 30 mètres de dénivelé jusque Main, et cela sans autre écluse. Ça donne une idée du courant…

(Arrivée prévue théorique par PC-Navigo le 3 juillet à Tulcea - Roumanie)

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Frankfurt

Nous avons quitté le Rhin pour nous engager sur le Main. C’est beaucoup plus calme. Retour des écluses à grand gabarit tout les 10 km environ.

Après les record de vitesse et de distance parcourue en une journée hier poussé par le courant du Rhin, nous revoici revenu à des vitesses "normales" de 10 km/h pendant les 350 prochains kilomètres.

Le main, toute proportion gardée, ressemble un peu à la Meuse belge, mais en Allemagne… :-)

Nous traversons actuellement Frankfurt. Voici quelques images prise juste avant midi…

Et vive la connexion 3G ! Je peux mettre en ligne les images depuis ma cabine :-)

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mercredi 11 juin 2008

Navigation sur le Rhin

Nous avons quitté le chantier naval de Freistett tôt ce matin. Ils ont été très sympa, nous n'avons rien du payer pour l'emplacement, le plein d'eau, l'électricité, ni même pour le câblage de sécurité qu'ils ont installé sur le gouvernail. De plus, l'endroit était bien sympa, ce qui ne gâche rien...

Nous voici engagé sur le Rhin. La différence avec la navigation sur canal est frappante. Un vrai fleuve, avec du courant, du vent, de la navigation dense, le bateau qui bouge.

Nous descendons le fleuve, c’est-à-dire que nous naviguons avec le courant. Ce qui nous conduit à des pointes de 20 km/h à certain moment ! Un records pour nous :-)

Nous croisons des monstres fluviaux : des bateaux de plus de 100 mètres de long, des portes-containers, des pousseurs, des patrouilles de police fluviale…

Voici une petite vidéo qui donne un aperçu de cette belle et vivante navigation !





Dans cette partie du fleuve, une berge est française, l’autre allemande. La différence est frappante : on ne parle qu’une langue de chaque côté et on sent bien que nous entrons dans un nouvel univers, une nouvelle culture, d’autres habitudes… Après Strasbourg nous quittons la partie francophone de notre périple pour entrer dans l’univers germanique avant de poursuivre plus à l’est encore…

« Il y a toute l'histoire de l'Europe (…) dans ce fleuve des guerriers et des penseurs, dans cette vague superbe qui fait bondir la France, dans ce murmure profond qui fait rêver l'Allemagne. Le Rhin réunit tout. » Le Rhin, Victor Hugo, 1842.

Plus loin, le Rhin nous permettra de rejoindre le Main. Le Main, qui traverse la fôret noire, est un canal de jonction entre le Rhin et le Danube.

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dimanche 8 juin 2008

Toul (France) à Freistett (Allemagne)


Cette semaine le bateau à franchit 69 ouvrages d’art dont 65 écluses sur près de 200 km dans des petits canaux entre Toul et Freistett.

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mercredi 4 juin 2008

De Charleville-Mézières à Toul


Départ de Charleville le 29 mai à 8h00 - Arrivée à Toul le 3 juin à 15h00

(Arrivée théorique prévue par PC-Navigo le 27 juin à Tulcea)

Le bateau navigue actuellement sur un parcours truffé de petites écluses (58 entre Charleville et Toul) au gabarit Freycinet dans lequel le bateau entre avec une petite marge de parfois moins de 5 cm de chaque côté et de quelques dizaine de centimètres à l'avant et à l'arrière, une fois les portes fermées.



L'eau dans le bief de partage est vraiment très belle, très claire, avec quelques degrés de plus, on s'y baignerait...

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dimanche 25 mai 2008

Namur

Le bateau a fait halte à Namur entre 10h00 et 12h00, le temps d'embarquer 6 lits achetés hier.














Une halte à l'image de la ville : belle, calme et reposante...

C'est à Namur que nous avons laissé le bateau poursuivre sa route vers la France avec à son bord : Julien junior, Julien senior, Olivier, sa compagne et Michel.

Je rejoindrais l'équipage dimanche prochain, accompagné de Fredy, sans doute vers Strasbourg. D'ici là, les travaux devraient encore avoir bien avancés.

Cette semaine va être bizzare. Beaucoup de travail côté professionnel, une passation importante à réaliser, de gros dossiers à clôturer, avec la drôle de sensation de savoir le bateau en navigation sans être à bord :-/



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Floreffe

Samedi fin de journée, étape à Floreffe.

Le bateau est amaré au pied de l'Abbaye de Floreffe. Majestueux !



















Le repas entamé sur le pont, une belle pluie du soir nous oblige à prolonger à même le sol à l'entrée du bateau, au milieu des outils et des machines de chantier. C'est le seul endroit du bateau où quelques mètres carrés libres nous permettent de rester réunis autour des plats.

Nous rions de bon coeur de la situation, car c'est vraiment le genre d'expérience qu'on ne peut vivre que dans des folles aventures telles que celles-ci. N'ayant pas encore retrouvé la nouvelle boite de couverts, nous nous partageons les 5 couverts empruntés sur l'Osaka. Le repas n'en est que meilleur. On est pas obligé de se laver les mains et on peut manger par terre avec les doigts. Alexandre est évidemment aux anges :-)

A côté de nous, l'Homme du Picardie, c'est carrément du super Luxe !

Dommage qu’on ai pas pu offrir une dernière nuit à bord à Alexandre avant que le bateau ne soit trop loin dans le voyage. Il le demandait depuis plusieurs semaines. Même si c’est une aventure d’adulte avec des soucis d’adulte, pour Alexandre c’est aussi un grand rêve de petit garçon que de commencer à s’approprier son bateau… J’aurais du mieux m’organiser, mais il y a tellement de choses à faire dans tous les sens pour l’instant que je ne sais plus où donner de la tête…

La fatigue est déjà bien là, et je n’ai pas encore entamé le voyage… Il est temps de rentrer dormir à la maison. Demain dimanche, encore au moins un trajet pour amener les lits au bateau...

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Peruwelz - Floreffe : en route pour le Danube !


Vendredi 20h : Départ de Peruwelz - Samedi 19h00 : Arrivée à Floreffe

Quelques photos de la navigation :























Nous "poursuivons" le bateau avec la voiture encore chargée de matériel à embarquer... Nous le rejoignons à l'écluse de Mornimont pour embarquer à bord le temps de navigation jusqu'à la halte suivante... Un beau moment d'intense plaisir et de grande émotion pour Alexandre et moi !
























Un bon bol de soupe chaude à l'avant du bateau en navigation, la journée finissante, un vrai bonheur...

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Chargement avant le grand départ

Avant de partir vers le Danube, on embarque les motos, la voiture, les victuailles, les couchages, machine à laver, four, lave vaisselle, frigos, les outils, les matériaux de construction...

Nous en avons également profité pour tester les sangles sans crochet sur les roues de ma Citroën C3. Ca fonctionne ;-)

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Captain Neptunia

Pour les achats pour se mettre en ordre pour le Rhin, nous nous sommes rendu chez Captain Neptunia.

Le Captain Neptunia est un bateau amaré à Antoing qui sert de base à des bateaux ravittailleurs en gazoil et qui possède également un magasin d’accastillage.

Nous y avons fait la connaissance de Claude, très sympa et plein de bons conseils pour la navigation entre la Belgique et le Rhin.

Nous y avons acheté les éléments manquant pour être en règle avec la commission du Rhin : une échelle de bordaille, une nouvelle corne de brume, des panneaux de signalisation, un tapis anti-électrocution à placer sous le tableau électrique, de l’éclairage supplémentaire pour la salle des machines… Au total achats chez Neptunia, Chantier Naval et travaux ont représentés un budget de plus de 2.000 € pour se mettre en conformité pour naviguer sur le Rhin.

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Mise en conformité du bateau

Plus beaucoup le temps d’écrire ces derniers jours… Le boulot, les préparatifs du bateau, seul avec mon grand garçon pendant les vacances de sa maman au Canada… Me voilà de retour sur le blog pour quelques infos en vrac !

Toujours dans l'urgence du départ, le bateau est en train d’être mis en conformité pour la patente du Rhin (une autorisation nécessaire pour naviguer sur le Rhin et le Danube), nous mettons à jour son carnet de jaugeage (une sorte de contrôle technique du bateau) et nous mettons à jour les autorisations pour utiliser des mariphones à bord (les radios qui permettent de communiquer avec les écluses ou d’autres bateaux).

Avant la visite de la commission du Rhin, nous avions fait installer un système de vannes anti-débordement sur les citernes de gazoil, indispensable pour être autorisé à naviguer sur le Rhin.

Les différents papiers définitifs devraient nous parvenir dans les prochains jours.

Nous avons également finalisé les formalités administrative entre le collectif MU (organisateur de l'European Sound Delta), l'asbl Sauf Qui Peut (qui coordonne la navigation sur le Danube) et le bateau Ange-Gabriel. Chacune des trois parties ayant ses propres contrats d'assurances, il y a eu pas mal d'aller-retour dans la rédaction des différents contrats. Mais chacun ayant mis du sien, nous y sommes arrivés ;-)

Profitant des quelques jours restant avant le départ du bateau, j'ai également terminé les "grosses courses" avec les sanitaires (douches, WC, lavabos, robinetterie...) et les derniers achats chez IKEA avec les lits. Je me suis amusé comme un fou à transporter tout seul 6 lits dans ma Citroën C3 Pluriel. Je me suis étonné moi même :-)

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samedi 10 mai 2008

Première rencontre avec le collectif MU

La semaine dernière, nous avons rencontré les responsables du collectif MU à Peruwelz.

Nous avons rencontré Eve, Olivier et Philip pour discuter des aspects logistiques et administratifs du projet : les contrats de collaboration, les assurances, l'équipement du bateau, le plan de navigation, les autorisations...

Ils ont pu également visiter le chantier du bateau et choisir la manière dont les cabines seront aménagées pour le voyage.

Chouette rencontre. Le projet est vraiment très enthousiasmant. L'équipe est très sympathique et très professionnelle. Nous nous revoyons ce lundi pour signer le contrat définitif.

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vendredi 25 avril 2008

Immatriculation des bateaux de plaisance

Voilà, c'est fait !

L'Ange-Gabriel est immatriculé en Plaisance depuis ce matin. J'ai la nouvelle plaque sur mon bureau. Le bateau est maintenant immatriculé "B 60 195".

Il reste à poser la plaque officielle à la poupe et à recopier l'identifiant sur les côté à la proue du bateau.

Par contre, j'ai demandé à l'agent pour recevoir une confirmation écrite du statut plaisance (pour les ports qui le demanderaient), mais il n'existe pas d'autre document officiel que la demande d'immatriculation munie du sceau de l'administration. J'en ai donc fait une copie également.

Concernant la lettre de pavillon, elle n'est pas délivrée pour les bateaux de plus de 24 mètres. C'est l'immatriculation qui remplace ce document.

Pour plus d'informations voici le site officiel :

Immatriculation : http://www.mobilit.fgov.be/fr/aqua/plaisure/plaisure.htm#_Hlt20040271

Lettre de pavillon : http://www.mobilit.fgov.be/fr/aqua/plaisure/plaisure.htm#_Toc31601249

Naviguer à l'étranger (hors de Belgique) : http://www.mobilit.fgov.be/fr/aqua/plaisure/plaisure.htm#etranger

J'ai vu trois personnes différentes au Guichet du Service Navigation du Service public fédéral Mobilité et Transports à Bruxelles et à chaque fois un vrai service public : accueillant, à l'écoute, même quand la file est un peu longue, prenant le temps d'expliquer... Un chouette contact humain. Merci à eux...

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jeudi 24 avril 2008

Des informations sur la navigation sur le Danube

Voici de nouvelles informations glanées suite aux rendez-vous avec les “harbour masters”(chefs de capitaineries en français ?) de Giurgiu (Roumanie), Rousse (Bulgarie) et Belgrade (Serbie) par Eve, du Collectif MU, les organisateur du projet "Danube".

Les "éclaireurs" vont demain à Vukovar.

La personne qui va s’occuper de nous à Belgrade (un agent fluvial), va envoyer demain les coordonnées de ses confrères en Croatie, Hongrie et Slovaquie. Il va s’occuper de nous sur tout le territoire serbe (à l’aller et au retour) , Eve l’a rencontré avec une personne serbe qui possède un bateau de plaisance à Belgrade. Il parle anglais et français.

Vous trouverez ci-dessous un compte rendu de chacun de ces rendez-vous avec des professionnels du Danube. Par contre tout est en anglais car nous partageons ces informations avec nos partenaires artistiques roumains (Mihaela et Cosmin de l’association Rokolectiv) et bulgares (Tsveta de Arena Media et Timo de la “Canetti house”).

En bref, tout se passe bien. Nous avons des emplacements assurés à Giurgiu, Rousse et Belgrade aux bonnes périodes de juillet, et nous sommes confiants pour la suite. Les gens sont très gentils et intéressés par le projet. Les mairies de ces 3 villes sont impliquées dans le projet également.

Une info importante obtenue aujourd’hui :
Prix du gasoil en Serbie 1200 €/tonne (!)
En Roumanie 650 €/T
En Croatie 700 €/T

Bulgaria

Meeting with M. Nicolai Dontchev, deputy director of Maritime Administration in Rousse

- ok for boat Ange-Gabriel docking at ponton number 6 from 14 to 21 july 08.
Ponton 6 has electricity, water is just nearby on the next ponton.

- no taxes if the boat is pleasure navigation (must be officially mentioned on the boat documents)

- in each port in Bulgaria, the captain must fill the “general declaration” (description of the boat)
- ok to have public on board if respect of the legislation of the boat (40 persons maximum, to be confirmed)

- need to call the harbour 24h before the boat arrival (on july 13th) to confirm the docking,

- during the week in Rousse, the boat can freely move from the ponton and come back (to go to Giurgiu for example), but the captain must advise the harbour chief,

- procedure to go and come back from Bulgaria (Rousse) to Romania (Giurgiu) :
As we are not in Schengen area, there is each time a border control. Before leaving the ponton, the captain must advise the harbour, then one custom agent will proceed to the passengers passports control. He ‘ll give authorization to passengers and boat to leave Bulgaria.
Arriving to Giurgiu, captain need to call the harbour in Giurgiu to proceed to border control while docking in Romania.

- customs and border control have to be done in the last port stop before leaving Bulgaria (for example before Serbia)

- it is possible to navigate during the night

Romania

Giurgiu harbour : meeting with M. Opra, director of the harbour

Ok to dock the boat on July 18th

Sulina :

Between Tulcea and Sulina, the captain need to navigate with a local pilot or guide, as the Danube Delta is a protected and restricted area.

From Sulina to the Delta, Ange-Gabriel can’t navigate. We need to hire small boats.


>> Proposal for boat departure organization :

July 6 : Boat docking in Tulcea >> arrival of the artists and the team from Bucarest by car/mini-bus,
July 7 : departure to Sulina with a local pilot.
July 7-8-9 : boat docking in Sulina
July 8 : small boats hiring for Delta excursions
July 9 : departure to Tulcea with pilot, and then to Giurgiu (for arrival on July 14)

Belgrade

No taxes for pleasure navigation

Police & custom formalities at the entrance of the country (passports obligatory for all passengers)
“Custom manifest” to fill up for material on board (computers etc...)

Before leaving Serbian territory “outgoing revision” formality

One week docking in Belgrade = between 50 to 100 € + ship agency fees = 50 €
General manager : Milan Stefanovic - http://www.prvoparobrodsko.com/

While we are out of border zone in Belgrade, passengers and public can freely enter the boat.
If we are inside the border zone (in case we can’t get a special authorization, each person of the public will have to pay 6€ to enter the zone & get to the boat.)
Authorization to organize events around the boat to be asked to the city of Belgrade

Voilà les dernières informations reçues de Eve, ça avance, ça avance...

De notre côté en Belgique nous avons reçu des information très intéressante sur la navigation sur le Danube de la part de Gérard Bachy qui a navigué sur le Danube et qui a tenu un super blog sur ce magnifique voyage - (http://troll.bachy.net). La semaine prochaine, nous rencontrons Pierre Verberght - (http://www.verberght.be) - qui a piloté des bateaux de croisières sur le Danube et qui a réalisé des cartes de navigation fluviale très précise de tout le parcours. En voici en exemple :



Le projet prend corps, l'excitation monte en même temps que la pression du temps qui nous rapproche chaque jour un peu plus du départ... Plus qu'une vingtaine de jours !

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samedi 19 avril 2008

Préparatifs pour la navigation sur le Danube

Les préparatifs pour le grand voyage avancent, tant au niveau des travaux que de la préparation de la navigation elle-même. Les membres de l'association MU sont en repérage sur place cette semaine pour préparer le voyage.

Voici quelques informations qu'ils ont reçus d'un Capitaine Roumain à Bucarest concernant la navigation sur le Danube :

1. Pendant l’été le Danube est bas, c’est un fleuve sauvage (pas de quais). Après Regensburg (dernière ville en Allemagne avant l’Autriche), la profondeur peut parfois être de moins d’1m50 par endroit >> important de bien connaître le fleuve. Selon lui, le plus prudent serait d’avoir un capitaine qui a déjà navigué sur le Danube entre Regensburg et Sulina (un capitaine de Regensburg). Sinon, il faut que notre capitaine soit très bien renseigné.
La pantente Rhin est valable sur le Danube, mais pas l’inverse.
Il dit que le Rhin c’est de l’”autoroute” comparé au Danube >> beaucoup moins fatiguant de naviguer sur le Rhin car le fleuve est parfaitement équipé pour la navigation, ce qui n’est pas le cas du Danube.

2. Il dit que l’organisme Via Donau (en Autriche) a toutes les infos concernant la navigation (cartes, logiciel pour GPS qui donnent les profondeurs etc..., infos sur taxes & emplacements etc....)

Le meilleur logiciel selon lui est édité par TRESCO (entreprise allemande), avec toutes les cartes du Danube de Regensburg à Sulina, ça coûte 250 € environ.

3. Taxes de navigation pour bateau de plaisance gratuites sur l’ensemble du Danube, mais attention, réglementation pour bateau de plaisance limitée à 30 mètres (or freycinet = 38m)
Donc il faut voir si sur les papiers de la péniche Ange-Gabriel si elle est enregistrées comme bateau de plaisance ou non + il faut enregistrer nos 12 passagers dessus.
Ensuite lors de la navigation, attention : si nos passagers sont enregistrés en Roumanie, nous ne pouvons pas les débarquer en Bulgarie. Si on veut débarquer en Bulgarie, il faut faire réenregistrer tout le monde chez les bulgares. Bref.... à réfléchir....

4. L'amarrage :
On peut s’arrêter pour la nuit et jeter l’ancre n’importe où sur le Danube.
Par contre comme le fleuve est sauvage, les berges sont en pentes donc impossible d’accoster le bateau :
- soit nous avons un petit bateau (zodiac ou canoé) pour rejoindre la berge,
- soit nous accostons sur un ponton >> dans ce cas, prévoir taxes de location de ponton (environ 10/15 euros de l’heure, à vérifier...)

5. Les emplacements dans les ports : le capitaine nous conseille de nous rapprocher d’un agent pour booker les emplacements. L’agent s’occupe de faire les réservations dans les ports pour nous, il connait toutes les capitaineries, les emplacements centraux dans les villes (surtout Vienne & Budapest), c’est lui qui paye tout puis nous lui règlons à la fin la facture globale.
Les taxes portuaires sont calculées sur la longueur du bateau.

6. Idem pour l’achat du gasoil : nous pouvons faire remplir le réservoir chez les fournisseurs & ils envoient la facture directement à notre agent.
Sinon pour le départ, le fournisseur de gasoil le moins cher est à Rousse (Rom petrol) = 550
€ pour 1000 litres

7. Les écluses : apparemment gratuites (portes de fer etc...) au moins de Sulina à Linz

8. Attention aux temps de navigation : de sulina à Linz/regensburg environ, il faut compter une vingtaine de jours car il a peu d’écluses, par contre le temps est beaucoup plus long dès Linz/regensburg vers l’Allemagne. Il faudrait donc bien vérifier notre plan de navigation sur le Main car nous n’avions pas prévu le temps des écluses de façon réaliste (plus d’une centaine).

9. Il a bien confirmé que la vitesse moyenne pour une freycinet serait de 10 km/h à contre-courant (18 km/h dans le sens du courant)

10. L’eau se paye au m3, mais il ne connaissait pas les prix exactes.

Si vous pouvez confirmer, infirmer ou compléter ces informations, n'hésitez-pas, nous sommes preneurs ;-)

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samedi 12 avril 2008

Voyage sur le Danube confirmé !

Cela faisait quelques semaines que des discussions étaient en cours... C'est maintenant confirmé : l'Ange-Gabriel naviguera sur le Danube cet été. Départ prévu le 15 mai ! Woaw ! Quelle belle aventure en perspective !!!

Le bateau participera au projet European Sound Delta.

European Sound Delta est une résidence nomade au fil du Rhin et du Danube, une performance à travers l’Europe et un projet radiophonique de près de 3 mois sur la perception des espaces traversés.
Deux bateaux remontent simultanément les deux grands fleuves européens depuis la Mer du Nord et la Mer Noire jusqu’à Strasbourg. A bord, des équipements techniques et des équipages constitués d’artistes invités ou ayant répondu à un appel à participation. Pendant l’été 2008, il s’agira pour eux de composer des pièces sonores et des dispositifs in-situ à partir d’enregistrements réalisés dans les villes traversées : atmosphères, langues, musiques…
A chaque étape, l’espace public des villes deviendra un espace de jeu : un territoire sonore à explorer et aussi un lieu de diffusion du travail des artistes à l’occasion d’événements : concerts, performances, installations, parcours... A l’arrivée, l’ensemble des travaux finalisés sera exposé lors de croisières sonores à Strasbourg (26-27-28 septembre 2008).

Les bateaux-studios remonteront les fleuves du Rhin et du Danube en faisant halte dans plusieurs zones urbaines. Ces escales permettront aux habitants d’écouter la production d’objets sonores réalisés en aval sur le terrain : des pièces sonores, des fragments d’ambiance, des reportages, des documentaires et des émissions radiophoniques. L’identité sonore des villes voyagera ainsi à contre-courant.


Les étapes sur le Danube :
- Delta du Danube – Sulina (Roumanie)
- Giurgiu / Ruse (Roumanie / Bulgarie)
- Begrade (Serbie)
- Novi Sad (Serbie)
- Vukovar (Croatie)
- Budapest (Hongrie)
- Bratislava (Slovaquie)
- Vienne (Autriche)
- Linz (Autriche)
- Frankfurt (Allemagne)
- Strasbourg / Kelh (France / Allemagne)

LES DEUX BATEAUX STUDIOS

Les artistes utiliseront ces sons comme des éléments de leurs compositions ou de leurs interventions. Les studios embarqués sur les péniches seront le lieu de cette transformation du matériau sonore. Les stations informatiques légères de montage permettront la production d’objets qui seront diffusés ensuite sur la radio ou pendant les événements organisés dans les villes-étapes. Ces studios seront aussi un lieu d’apprentissage pendant les ateliers de création radiophonique .

Péniche Gavroche (Voyage sur le Rhin)
Propriétaire & marinier : Philippe GUILLERY.
La péniche Gavroche est une péniche de type Freycinet de 30 mètres de long, amarrée à Charleroi / Landellies en Belgique. Elle accueillera 12 personnes lors de la navigation et pourra faire monter à son bord entre 40 et 50 personnes lors des événements dans les ville-étapes.

Péniche Ange-Gabriel (Voyage sur le Danube)
Propriétaires : Xavier VAN DIEREN et Veronica LIBBRECHT,
marinier : Michel SUBER.
La péniche Ange-Gabriel est une péniche de type Freycinet de 38 mètres de long, amarrée en Belgique. Elle accueillera 12 personnes lors de la navigation et pourra faire monter à son bord entre 40 et 50 personnes lors des événements dans les villes-étapes.


EQUIPAGES
Chaque péniche aura à son bord :
- un capitaine accompagné d’un assistant
- un coordinateur
- un chargé de production
- un ingénieur du son
- un scénographe
- quatre artistes (sur une durée limitée, à raison de trois rotations, soit au total 16 artistes par itinéraire)
- un participant à l’atelier de création radiophonique (sur une durée limitée, à raison de trois rotations, soit au total 4 participants par itinéraire)


PARIS-LILLE SALON D’ECOUTE

Durant tout le projet European Sound Delta, un salon d’écoute conçu comme relais du projet sera installé à Paris (hall d’accueil du centre musical Barbara, Goutte d’or – Paris 18e et à Lille (Colysée à Lambersart).
Cet espace proposera un diptyque vidéo soutenu par une même bande son (la web radio du projet); il demeurera accessible tout au long de la double traversée européenne. Vincent Voillat (plasticien et directeur artistique du collectif
MU) sera chargé d’en concevoir la scénographie.

RADIO - LA BANDE-SON DU « RIVERMOVIE »

Radio2radio est une expérience mobile, éphémère et expérimentale. C’est une radio Est/Ouest qui propose de confronter les univers sonores et musicaux du Rhin et du Danube pendant ce voyage de près de 3 trois mois au cœur de l’Europe. Cette programmation guidée par la sensibilité des artistes sonores sera faite de croisements, de frottements et de multiples rencontres avec les acteurs des scènes artistiques locales et les habitants. Radio en sons et en images, elle sera réalisée à bord de deux bateaux-studio mobiles, sa programmation sera constituée de chroniques (journaux de bords des deux navires), de créations sonores originales, et d’événements artistiques et musicaux retransmis en direct. Cette grille sera complétée par une série de programmes fournis par les radios des territoires traversés les plus créatives. .

radio2radios c’est :
2 mois et demi de programmes en continu 24/7
16 radios-FM invitées
20 artistes-sonores résidents et autant d’artistes invités
20 événements en direct

LA GRILLE DES PROGRAMMES (PODCAST)
Principe général de programmation :
4 heures de programmes nouveaux par jour – minimum, rediffusées 6 fois par jour en streaming audio sur le web dont :
- quotidiennement une demi-heure de direct depuis les deux bateaux
- un magazine d’une heure hebdomadaire en direct des deux bateaux
- la sélection musicale de l’équipage
- les programmations croisées entre les radios du Rhin et du Danube
- les cartes blanches aux radios partenaires
- les événements en direct le week-end : concerts – festival - performances

Crewlist / Guestlist (18h) (Musique)
Durée : 1 heure 30
Fréquence : quotidienne
La play-list de l’équipage (crew list) ou des personnes rencontrées lors du voyage (guest list)
Chaque jour un membre de l’équipage fait partager ses choix musicaux aux auditeurs.
En alternance Rhin-Danube.

Delta Mag (19h) (Talk / Sound Art)
Durée : 30 minutes / 1 heure (samedi)
Fréquence : quotidienne
C’est le rendez-vous quotidien en direct de chacun des deux bateaux avec les chroniques et les témoignages des artistes- résidents à bord et plus largement de l’équipage. Ce sera un espace de création en dehors de tout format et diffusion des premiers extraits des enregistrements réalisés. Il sera également possible d’y interviewer d’autres artistes ou de passer une pièce sonore liée à la ville-étape.

MUR DES SONS/ SOUND WALL - UN CARNET DE VOYAGE MULTIMEDIA

A la manière d’un blog, le SOUND WALL est une frise horizontale où chacun peut publier un son en l’accompagnant d’un texte, d’une image photographique ou vidéo (lié à un espace d’enregistrement ou de diffusion)…
Comme le signe d’une appropriation par l’écoute et d’un partage du regard, ces petits objets multimédia seront autant de percées subjectives qui viendront éclairer de manière originale le travail de collecte sonore… Ce mur des sons digital évoluera de manière chronologique au fil de la navigation. Un mur retracera la navigation sur le Rhin, tandis qu’un autre retracera celle du Danube. Il sera possible d’y distinguer l’ensemble des éléments produits par un artiste.

Evénements

Chaque étape sera l’occasion de présenter le travail des artistes résidents : concerts, installations sonores in situ et programmes radiophoniques. A partir d’une palette de dispositifs, ces événements présentés à proximité des bateaux et en collaboration avec un lieu partenaire sont conçus comme un panorama de pratiques artistiques. Des départs des bateaux dans les Deltas du Rhin et du Danube à l’arrivée à Strasbourg fin septembre, les événements prendront appui à chaque fois sur le contexte de la ville dans lesquels ils seront proposé et ils associeront des artistes locaux..

DEPARTS – DEUX DELTAS LILLE –F // SULINA – RO
Au départ, les bateaux traverseront deux larges zones baignées par des flux linguistiques : les Deltas du Danube et du Rhin sont situés à la croisée de plusieurs pays. Cette topographie offre aussi des paysages différents : côté occidental, une région industrielle fortement urbanisée et, côté oriental, une zone naturelle protégée (elle est classée par l’UNESCO). Chaque navire aura son port d’attache : au sud du Delta du Rhin La « Maison Folie » Le Colysée, située dans l’Agglomération de Lille à proximité d’un canal, et à Sulina l’ancien phare qui marque le point zéro du Danube, à partir duquel sont comptées les distances sur le fleuve vers l’amont. Chaque départ sera marqué par une première performance-concert Rhin-Danube avec la participation des artistes-membres des équipages des deux bateaux.


L’ARCHIPEL STRASBOURG : CROISIERES SONORES

Au terme de ce voyage de plusieurs mois, une ville-archipel : des croisières sonores seront proposées comme autant d’explorations au fil des canaux strasbourgeois. Diffusées à bord d’un bateau-mouche spécialement aménagé pour la circonstance, elles articuleront plusieurs univers élaborés à partir des sons collectés durant la traversée fluviale. Situé à la confluence du Rhin et du Danube, l’événement permettra à chaque spectateur de découvrir la ville en même temps qu’un panorama de la création sonore européenne. On pourra croiser des créations des résidents des péniches mais aussi des artistes invités qui auront retravaillé les sons bruts à distance.

CO-ORGANISATEURS DU PROJET

COLLECTIF MU
Paris-France
www.mu.asso.fr

ROKOLECTIV
Bucharest - Romania
www.rokolectiv.ro

STUDENT COMPUTER ART SOCIETY
Sofia - Bulgarie
www.scas.acad.bg

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mardi 26 février 2008

De retour à Peruwelz

Nous quittons Ronquières vers Peruwelz aujourd’hui. Je profites de la connexion 3G et du retour à la normal du serveur du blog pour publier les post des derniers jours. Ces billets sont donc postés durant la navigation. Je dois juste faire des pauses aux écluses pour les manoeuvres d’amarrage. C’est pas magique ça ?

Je ne m’attendais pas, en rêvant à mon projet de bateau, à me retrouver, par une grise et venteuse journée de février, à être dehors, sur le pont, sous la pluie froide à sortir de l’eau de lourdes cordes trempées pour les enrouler sur le pont métallique glissant... Et pourtant... Je me surprend à aimer ça ! En, fait, j’adore !!!

C’est un travail physique, en contact avec les éléments, l’air, l’eau. On se dépense, on doit s’engager physiquement. C’est un monde nouveau que je découvre... Et puis, le plaisir d’avoir une bonne veste, des bons gants, un bon bonnet... Et après chaque écluse, rentrer dans le bateau et poser ses affaires devant le poêle et se réchauffer... Le plaisir des petites choses essentielles :-)

Une autre chose que je découvre, c’est le monde des éclusiers. Jusqu’à présent, que des bonnes surprises. Des gens courtois, serviables, attentionnés. Donnant de bons conseils, sans faire la morale. Pour un petit nouveau qui débarque dans cet univers particulier, je n’ai jamais senti de condescendance ou de mépris. Un vrai service public de qualité. Bravo !

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Chargement du lest

Ces deux derniers week-end, transbordement du lest entre le bateau Léon et l’Ange-Gabriel.
Après quelques péripéties humaines et matérielles, c’est maintenant chose faite. Après les avoir rempli de scories à la pelle, nous avons chargé 80 big bag de 600 à 800 kilos chacun, soit près de 60 tonnes de lest.

Ça fait un paquet de poussière... On en a mangé et nos cheveux ressemblaient à des perruques amidonnées :-)

En plus de l'équipe du Léon et celle de Michel, merci à Diego, Sean et Brigitte pour leur aide amicale et efficace. Sacré coup de main ;-)

Le bateau est maintenant correctement enfoncé dans l’eau, le sommet du tunnel d’hélice est à près de 10 cm sous le niveau de l’eau.

Une question qui revient souvent : “Pourquoi charger des dizaines de tonnes de matériaux sans utilité, qu’il va falloir déplacer avec soi à chaque navigation ?”

La réponse : pour enfoncer le bateau dans l’eau.

Oui, mais pourquoi ?

Pour trois raisons :

1. La hauteur minimale “standard” des ponts est de 3m40 entre la surface de l’eau et le bas du tablier du pont. Il faut donc que le point le plus haut du bateau (le toit de la marquise) se trouve à moins de 3m40.

2. Un bateau qui est peu enfoncé dans l’eau a de grandes surfaces hors de l’eau qui offre une grande prise au vent.

3. Si le tunnel d’hélice n’est pas assez enfoncé dans l’eau, l’hélice brasse énormément d’air quand elle fonctionne en marche arrière. L’eau n’offre donc pas de résistance à l’hélice et le bateau ne freine pas bien, voire, pas du tout... On dit que le bateau ne fait pas d’arrière...

Voilà donc trois raisons importantes pour ballaster son bateau. C’est le prix à payer pour le détournement d’un bateau de transport en bateau-logement. Ces bateaux n’ont en effet pas été dessinés pour naviguer à vide...

Plus d’informations ici : http://www.habitat-fluvial.net/le-lestage-9.html

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Voyage vers Ronquières

Nous avons quitté Peruwelz pour rejoindre Ronquières. C’est là que se trouve le Léon, qui nous offre entre 40 et 60 tonnes de lest sous forme de scories (des déchets de fonte).

Premier voyage sur le plan incliné. Une belle réalisation des hommes. Par contre la file d’attente est souvent longue... Nous n’avons pu passer qu’avec la deuxième bassinée du lendemain...

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dimanche 3 février 2008

En route pour le Port de Peruwelz

Vendredi midi, le deuxième chargement arrive. Un camion remplit à raz bord de matériaux isolants. Le vent souffle toujours aussi fort.


Après un premier essai de « lancé de ballots » infructueux, on change de méthode.

Le temps pour Michel de sortir le ballot de l’eau, on place une échelle pour faire tomber les ballots dans la cale.





Une fois la cargaison embarquée, le moteur chauffe et larguez les amarres direction Peruwelz.

Nous traversons quelques ouvrages d’art sympathiques : un pont canal qui nous transporte au-dessus du trafic routier et l’impressionnant ascenseur de Strepy-Thieu.



Après une nouvelle navigation de nuit, nous sommes arrivés au Port de Plaisance de Peruwelz vers 20h00 pour un petit resto bien mérité !

Le lendemain matin, en passant la tête hors du sac de couchage, la vue sur l’eau… Trop beau…

Première douche (tiède) à bord du bateau. Un grand moment ;-)

Le lendemain matin, on débarque la voiture de Michel à l’aide de la grue.

En fin de journée, Alain et le papa de Verõnica nous rendent visite pour voir le bateau et partager un délicieux spaghetti chez Michel à bord de l’Osaka. Et pour fêter ça, hop ! Une bouteille de Veuve-Cliquot !

À la nuit tombée, en voiture pour rentrer à la maison, prendre une douche chaude et dormir dans une maison… Je sens déjà que le bateau me manque… C’est terrible comme on s’attache vite ;-)

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jeudi 31 janvier 2008

Premières nuits à bord...

Il est 3h41 du matin. Je suis sur le sommet du plan incliné de Ronquières. Il gèle dehors. Je suis rhabillé chaudement et bien réveillé. Un croissant de lune se reflète dans l’eau du canal. Je me suis réveillé il y a 10 minutes pour aller vérifier que j’avais bien fermé le purgeur de la pompe du circuit de refroidissement dans la salle des machines, par l’extérieur. J’ai entendu des bruits d’eau et j’ai été pris d’un petit doute. Et si ma salle des machines était sous eaux ?

Ouf, non. Fausse alerte. Tout est en ordre, le sol de la salle est sec.

Ça y est. Maintenant c’est certain. Je dors sur mon bateau.

C’est déjà ma deuxième nuit à bord.

Nous avons reçu les clefs du bateau avant-hier soir. Nous avons passé notre première nuit à bord, avec Michel, avant de prendre « la route » hier à 6h30 du matin, dans le noir.

Albert nous avait rejoint pour nous expliquer comment mettre la voiture sur le bateau à l’aide de la grue. Impressionnant de puissance et de facilité.

Nous traversons Namur encore dans ses habits de nuit.

Plus tard dans la journée nous traversons Floreffe, Auvelais, Charleroi.

Nous traversons également les usines de Arcelor Mittal. Une écluse sépare les usines en deux.

À certains endroits, le trafic est dense.

Après Charleroi, il reste trois écluses à franchir. La nuit tombe sur le dernier bief avant le plan incliné. Nous poursuivons notre route sur le canal éclairé par les reflets des lumières d’autoroutes, de raffineries et d’habitations. À certains endroits, nous allumons les projecteurs pour éclairer la distance qui nous sépare de la berge.

Michel se paie même le luxe de s’offrir son premier trématage de nuit (doubler un autre bateau).

La hauteur des ponts semble diminuer de pont en pont. Sous les derniers, nous avons de plus en plus l’impression que la voiture va toucher. Ouf. Au ralenti, ça passe à quelques dizaines de centimètres près…

Nous arrivons en haut du plan incliné à 20 h30. Nous nous amarrons au milieu des Campinois et des 85 mètres. Nous descendrons avec la cinquième bassinée, demain vers 14h00.

Pour aller manger dans un petit resto, nous décidons de descendre à terre la voiture de Michel. Rock ‘n Roll. Nous apprenons à utiliser la grue, seuls , dans le noir, sur les plats-bords verglacé, Et ça fonctionne, sans une griffe.

Cette journée fut extrêmement riche en émotions et en enseignements.

Tout d’abord, vivre une première journée à bord de SON bateau, c’est vraiment quelque chose. On le découvre sous un nouveau jour. On s’apprivoise. On rêve, on imagine. On commence à tomber amoureux…

Ensuite les expériences :

- Je sais maintenant déboucher, à l’aide d’une longue tige métallique et les mains dans l’eau, le tuyau d’alimentation de la pompe de refroidissement dans la salle des machines.
- Je commence à me débrouiller aux amarres. Je commence à sentir à quel moment les lancer. Comment aider à freiner le bateau. Comment terminer les nœuds d’amarrage.
- Il ne faut pas courir sur les plats-bords. On marche vite et on tient une main sur le rebord des écoutilles.
- J’ai retenu qu’il faut toujours défaire les amarres sur les bollards du bateau avant de défaire la corde à terre.
- Après la manœuvre, on range et prépare les cordes pour la manœuvre suivante.
- Dans les écluses, il faut amarrer à l’avant et à l’arrière et ne pas faire tourner l’hélice pendant les manœuvres d’éclusage.
- Naviguer avec des pneus sur la bordaille peut coûter 150 euros d’amendes par pneu.
- Par respect, on ralenti en passant devant des bateaux amarrés.
- …

J’ai sûrement appris des tas d’autres choses qui me paraissent, déjà, normales…

Il est 4h20, le vent se lève. Je vais aller terminer la nuit dans mon lit. Continuer à rêver à cette nouvelle vie qui commence...

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samedi 3 novembre 2007

Une magnifique journée !!!


Première journée de navigation à bord du bateau. Un grand moment ! J’étais très impatient de passer une journée à bord, en navigation, en compagnie d’Albert, Chantal et leur fils, les très sympathiques propriétaires de l’ALCHAN-D.

J’en reviens la tête pleine de belles images, d’infos très intéressantes et de bons moments partagés à découvrir la vie à bord avec une vraie famille de mariniers.

En plus, beau cadeau du hasard, le bateau OSAKA, piloté par Michel, son capitaine, faisait route avec nous.

Super ambiance de voyager « en convoi »… Découvrir la manière de communiquer entre le pilote et celui qui est aux amarres, entre bateaux, avec les éclusiers, les manœuvres pour entrer et sortir des écluses, les croisements… J’ai eu la chance de tenir la barre et de naviguer quelques kilomètres… Premiers virages en S, premiers croisements… G-E-N-I-A-L ! Je sens qu’il faudra naviguer pas mal pour acquérir de l’expérience, mais tout ce que j’ai vu me parait réalisable…

Le projet prend vie… J’entre petit à petit dans un nouvel univers… C’est passionnant !

Voici quelques images en vidéo du voyage entre Namur et Pont-de-Loup où le bateau se rendait pour une sortie de l’eau et une expertise aux Chantiers navals Vankerkhoven.

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dimanche 28 octobre 2007

Premier voyage et mise en cale sèche...

Avec les propriétaires actuels, le bateau partira le 2 novembre de Namur pour rejoindre le chantier naval Vankerkhove à Pont-de-Loup pour une mise en cale sèche le 6 novembre.

Le 7 ou le 8, visite de l’expert. Dans les jours qui suivent, travaux éventuels sur les parties vives (parties immergées sous la ligne de flottaison).

Ce voyage me permettra de passer du temps sur le bateau en navigation et de découvrir le bateau hors de l'eau. Je suis tout impatient !

Fin novembre, passage prévu devant le notaire pour signer l’acte de vente. Début des travaux à partir de janvier ?

Les choses avancent :-)

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Calculateur d'itinéraires pour les voies navigables de l'Europe de l'Ouest

Je viens de recevoir le logiciel PC-Navigo 2007, un Calculateur d'itinéraires pour les voies navigables de l'Europe de l'Ouest. Installation est assez simple. Particularité du produit : il est livré avec un dispositif anti-piratage -une sorte de clef USB- qui doit être placée sur le PC lors du démarrage du logiciel. La clef représente la valeur totale du logiciel. Si on la perd, on peux donc racheter une nouvelle version. Et à ce prix là, ca incite à être prudent :-)

J'ai acheté pour 245 € pour la version « Europe de l'Ouest ». On peux choisir la version Benelux ou France pour 145 € ou encore la version Grande Europe (Europe de l'Est comprise) pour 345 €.

Une fois les principes de bases acquis, c'est assez saisissant !

On donne les caractéristiques de son bateau (longueur, largeur, tirant d'air, tirant d'eau), le lieu de départ, le lieu d'arrivée, et de manière facultative, les étapes souhaitées, les endroits à éviter... Ça ressemble aux fonctionnalités que l'on retrouve sur les GPS de voitures récents...

On choisi le type de route souhaitée, la plus rapide, la plus courte, l'optimale en terme d'heures moteurs ou le trajet le plus intéressant au plan touristique.

Voici la carte du trajet entre Namur et Saint-Valéry-sur-Somme :


Le logiciel ne se contente pas alors, de calculer la route, en tenant compte des heures d'ouvertures des ouvrages, des chômages... Muni d'un GPS couplé au PC, il recalcule le trajet et les heures de passages, des nuitées et d'arrivée en fonction de la position actuelle. Il propose toute une série d'autres options intéressantes...

Un plan du voyage, au format texte ou HTML, à imprimer : trajet.html

On y trouve également les avis à la batelerie, la liste des chômages, les caractéristiques des écluses, des ponts...

Et petit bonus, un fichier Goggle Earth avec le trajet et tous les lieux, ponts et écluses du trajet. A télécharger ici : Route%203.kml.zip

Voici le lien vers le site de l'éditeur : http://www.noordersoft.com

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samedi 18 août 2007

Une vérité qui (me) dérange...

Je viens de voir le film de Al Gore, une vérité qui dérange.

Tout au long, je n'ai pas arrêté de penser au moteur V6 GM de mon bateau : entre 12 et 30 litres de diesel... à l'heure...

C'est plus économique et donc plus écologique que le transport par route quand le bateau transporte 350 tonnes de chargement, mais pour déplacer 3, 12 ou même 30 personnes, la production de CO2 par personne, par kilomètre, crève tous les plafonds...

J'étais déjà occupé, avec Guy, à réfléchir à des solutions de motorisations alternatives plus écolologico-économique, mais là, ma motivation vient de franchir un nouveau seuil ! Je passe du "souhait" à la "nécessité"...

Si quelqu'un à des liens vers des projets déjà réalisés à proposer dans ce domaine, nous sommes preneur de toutes les idées et de tous les partages d'expériences...

Et pour ceux qui n'ont pas encore découvert le film :



Un incontournable pour notre culture générale d'habitant de la terre, toutes origines et toutes générations confondues.

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samedi 21 juillet 2007

e-Learning et univers Fluvial

J'ai utilisé une plateforme e-Learning pour créer quelques petits quizz sur le monde Fluvial.

Si vous voulez tester vos caonnaissances sur la navigation fluviale, les différents bateaux de nos canaux et rivières et sur le vocabulaire des mariniers, c'est par ici :

http://www.now-elearning.com/course/view.php?id=15


Bonne chance !

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lundi 16 juillet 2007

Naviguer en Wallonie

Voici le site qui répond aux questions que l'on peux se poser sur la navigation et en particulier la navigation de plaisance en Wallonie :

- Faut-il un permis pour naviguer en Wallonie ?
- Dois-je faire immatriculer mon bateau et, si oui, où ?
- Faut-il une vignette pour naviguer en Wallonie ?
- Que puis-je utiliser comme carburant pour mon bateau ?

Le site de l'office de promotion des voies navigables : OPVN

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dimanche 1 juillet 2007

Les voies navigables en Europe


La Belgique et la France sont sillonnées par un réseau de canaux construits pour la plupart au 19eme siècle, mais certains d'entre eux remontent au 17eme siècle. Ces canaux relient entre eux des rivières navigables.

À l’origine, ces canaux étaient bien sûr destinés au transport des marchandises. La plupart de ces constructions ont été réalisées aux normes "Freycinet", c'est-à-dire, 38 mètres de long et 5.10 mètres de large pour les péniches, la hauteur des ponts à 3.40 mètres, et le tirant d'eau (la profondeur du canal) pour les bateaux à 1.80 mètres.

La Hollande se présente différemment, avec un réseau très important de canaux, de rivières, de lacs reliés entre eux. Il y a peu d'écluses, mais la plupart des ponts sont des ponts de types "levants", ce qui, comme pour les écluses, oblige à en attendre l'ouverture. L’accès par l'eau est possible dans la plupart des centres-villes, et de nombreux points d'amarrages y sont aménagés. La Hollande est vraiment le paradis des vélos et des bateaux...

En Allemagne, la navigation est surtout concentrée sur le Rhin, avec son trafic intense et son fort courant.

Depuis la Belgique, avec un bateau de type Freycinet (comme l'Ange-Gabriel), on peut donc descendre dans le sud jusqu’à la Mer Méditerranée à Montpellier. Le fameux canal du midi, par contre, n’est accessible qu’au plus petit bateau. En remontant vers l’est on peut rejoindre Prague. On peut également aller jusqu’à la Mer Noire, soit par le Nord en passant par Varsovie, soit par le sud, en passant par Budapest et Belgrade. Quel beau programme !

Le tout à une vitesse maximale de 15 km/h, on est pas prêt d’avoir tout visité d’ici peu...

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