lundi 22 septembre 2008

En route pour Strasbourg

L'Ange-Gabriel a définitivement quitté le Danube. Le bateau a quitté Mayence en direction de Strasbourg hier et devrait arriver à Strasbourg mercredi.

Je vais sans doute retrouver le bateau ce WE et y amener un poêle à bois. Le chauffage n'est pas encore installé et les soirées plus fraiches de l'automne sont déjà là...

Libellés :

vendredi 29 août 2008

Vienne

Le bateau se rapproche de son port d'attache. Il est maintenant à Vienne. On peux trouver des informations par la newsletter et le blog de European Sound Delta.

En attendant le retour du bateau, voici une jolie photo :-)

Libellés :

dimanche 17 août 2008

A l'ancre, le bateau dort

Retour en arrière : le 22 juillet.

Un post de Rodolphe Alexis, artiste résident à bord sur le Danube, sur son blog : http://rodolphe_alexis.sound-delta.eu/

Entre Svishtov et Lom, nous dormons à l’ancre au milieu du Danube. Orage, pluie et vent, le fleuve devient menaçant, le bateau tangue sous le roulis, sons des vagues à l’exterieur et de la pluie en cabine. Peu à peu tout se calme dans une pluie fine où les vagues ont disparues. Le bateau dort, il est 1H du matin.

Ecoutez un extrait de cet enregistrement ici : Water Talks on Board 3’07 – 22 juillet

C'est vrai que dormir à l'ancre, dans le courant d'un Fleuve, est une expérience à faire... Le bateau est retenu au fond par une ancre. Il se retrouve comme une ile au milieu de l'eau. Une ile qui bouge, poussée d'un côté par le courant et de l'autre, par le vent. Dans la nuit noire, on entend le bruit du bateau qui bouge, ondule, craque...

Selon l'état d'esprit des passagers, c'est soit une expérience très romantique : isolé au milieu de l'eau, en contact avec les éléments, le noir, la lune, l'eau, les étoiles... Soit une expérience un peu oppressante, le même sentiment d'isolement, qui peut inspirer des idées noires, de dangers, de profondeur, d'eaux mouvantes... C'est en tout cas une expérience qui révèle, tel un baromètre, notre état intérieur...

La cabine du marinier, dans laquelle je dors, est située à l'arrière du bateau. C'est l'endroit le plus bas du bateau, on y dort sous le niveau de l'eau et en même temps l'endroit qui bouge le plus car il est à l'opposé de l'ancre... Les mouvements et les bruits de l'eau y sont très présent... C'est un vrai plaisir de s'y endormir comme un bébé, bercé par le fleuve...

Libellés : , , ,

dimanche 10 août 2008

Vukovar - Croatie

Dernière étape du voyage pour moi. Je quitte le bateau ici pour rejoindre la Belgique en voiture. Le bateau continue son périple à rythme fluvial jusqu’à Strasbourg où nous le retrouverons fin septembre.

Nous quittons une ville à l’ambiance vraiment particulière. C’est une petite ville de province « presque » comme les autres… À la différence qu’un nombre très impressionnant de bâtiments, de maisons, sont encore marqués par les stigmates de la guerre.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Vukovar

Le bateau quitte la Croatie ce lundi pour naviguer vers Budapest.

Libellés : ,

Rencontres à Belgrade

Hervé m’a fait l’immense plaisir de venir nous rejoindre quelques jours sur le bateau. C’était vraiment super de pouvoir partager un morceau de cette folle aventure avec lui qui nous a suivi depuis bien avant la concrétisation du projet de l’Ange Gabriel.

Hervé a vécu deux ans en Serbie en tant que chef de mission pour Medecins sans Frontière à l’époque de la crises des Balkans. Il nous a présenté plusieurs de ses collaboratrices Serbes de l’époque avec qui nous avons partagé des moments très intéressants.

Il nous a également fait une très originale visite guidée de Belgrade sur le thème de la Francophilie dans la ville. Intéressant et émouvant.

Cela tranche avec les impressions d’anti-occidentalisme que nous avions pu ressentir chez certaines personnes ou parfois dans la rue. Cette visite fut un beau contrepoint pour rééquilibrer les points de vue. Hervé nous a ensuite accompagné en navigation jusque Novisad.





Nous avons eu la surprise de recevoir la visite au bateau de Toni et de Nikolas, capitaine du Velebit, venu avec sa famille. Cette rencontre reste vraiment un des points forts de ce voyage. J’espère que nous aurons l’occasion de les revoir lors d’un prochain voyage dans la région, d’ici un an ou deux…

Libellés : ,

mercredi 30 juillet 2008

Belgrade - Serbie

Hier, en début de soirée, nous sommes arrivés à Belgrade. Nous sommes passés sous le pont reconstruit après sa destruction par les forces de l’OTAN. Un nouveau tablier a été posé sur les anciens piliers qui gardent les stigmates des bombardements.

Nous avons remonté la Save, affluent du Danube sur quelques kilomètres avant de nous amarrer dans le quartier des Docks.

Je n’ai pas l’impression d’être dans le même pays que dans les deux premières petites villes Serbes que nous avons croisées. Ici l’accueil des autorités est ouvert, chaleureux, presque amical. Les formalités se sont déroulées en quelques minutes et terminées par un verre sur le pont du bateau. Quel plaisir !

Hier soir, nous sommes restés près du bateau car on nous a déconseillé de sortir en ville. 15.000 manifestants nationalistes Serbes, venus en car de province, ont déferlé sur la ville pour s’opposer à l’extradition de Radovan Karadzic. Les manifestations se sont déroulées au centre et nous sommes donc sagement restés dans le quartier du port.

http://balkans.courriers.info/article10976.html

Depuis notre arrivée ici, j’ai vraiment l’impression de toucher du doigt un morceau de l’histoire contemporaine européenne. Ce qui me paraissait loin de chez nous, à la télévision, est là maintenant, sous nos yeux. La Serbie, très "duelle" dans sa perception de l’Europe, est un pays qui reste fascinant et attachant.

Quelques infos sur le projet European Sound Delta à Belgrade ici : http://blog.sound-delta.eu/spip.php?article237

Libellés : , ,

Video : Le Beau Danube du Delta à la Serbie

Quelques images du Beau Danube de toutes les couleurs... entre la Roumanie, la Bulgarie et la Serbie :

Libellés : , ,

Merci !

Je voudrais prendre un petit moment pour remercier tous ceux qui ont rendu le rêve de l’Ange-Gabriel possible.

Veronica, qui a embarqué avec moi sur ce projet un peu fou il y a quelques années déjà. Après une période de réflexion, elle s’est engagée avec l’amour et la passion qui la caractérise.

Alexandre. Le rayon de soleil de ma vie. J’ai vécu des moments d’intense émotion père-fils en le regardant s’émerveiller sur le bateau. Son enthousiasme et sa joie plus que débordante à l’idée de vivre sur un bateau ont définitivement balayés les dernières craintes que j’aurais pu avoir concernant la vie en famille sur l’eau.

Hervé, sans qui le projet n’aurait pas pris la forme qu’il a aujourd’hui. Hervé nous a accompagné depuis plusieurs années sur le montage administratif, juridique et surtout financier du projet. Son apport a été déterminant pour que le projet puisse voir le jour. En plus de son apport sur le plan concret, Hervé nous a également apporté sa foi dans un projet que beaucoup pouvais percevoir comme fantaisiste, peu réalisable voire dangereux. Il a vraiment accompagné et partagé notre rêve, bien avant sa concrétisation. Special Thanks !

Michel et l’ASBL Sauf qui Peut. C’est sur son premier bateau, le « Biesse di nut », que j’ai contracté le virus du bateau et l’envie de vivre sur une péniche. C’est également Michel qui, de par ses contacts, à trouvé notre bateau et nous a mis en relation avec les propriétaires de l’Alchan-D. C’est encore lui qui a coordonné le chantier de transformation du bateau et fédéré autour de lui, avec l’ASBL Sauf qui Peut, les différents corps de métier pour transformer le bateau en logement. Il a mis l’expérience de ses deux premières transformations de bateau au service du projet de l’Ange-Gabriel.

Albert et Chantal, les anciens propriétaires de l’Ange-Gabriel (ex Alchan-D). Nous avons eu beaucoup de chance de tomber sur ce couple de marinier. Ils nous ont vendu un très beau bateau, très bien équipé et entretenu avec amour depuis des années. Même si ça a été un peu dur pour Chantal de se séparer de son lieu de vie et outil de travail depuis 27 ans, ils nous on accompagné avec toute leur expérience et leurs excellents conseils depuis le début des travaux. Encore aujourd’hui, sur le Danube, j’appelle presque tous les jours Albert pour lui poser des questions techniques sur le fonctionnement de telle ou telle partie de la salle des machines. C’est vraiment incroyable comme, même à distance, il connaît encore le moindre recoin, la moindre vanne ou le moindre bouton de son bateau. On a pas l'impression d'être à des centaines de kilomètres de distance entre la Belgique et le Danube, on dirait plutôt qu'Albert se trouve à l'avant du bateau et que nous communiquons par Walkie-Taklie. À chaque fois il nous dit exactement ce que nous devons faire et c’est chaque fois la bonne solution. Et manifestement, il le fait de bon cœur, avec le souci que le bateau fonctionne au mieux. C’est génial !

Guy. C’est grâce à Guy que nous avons les beaux espaces tels qu’ils sont aujourd’hui aménagés dans le bateau. Guy a dessiné les plans d’aménagement. Malheureusement, pour des questions de temps, de budget et de manière de travailler différente, nous n’avons pas pu les réaliser tels qu’ils étaient dessinés. Néanmoins, c’est sur base des plans que la disposition générale du bateau a été réalisée et même si pour Guy, ce doit être assez décevant de voir les écarts entre ce qu’il avait imaginé et ce qui a été finalement réalisé, sans ses précieux desseins, l’Ange-Gabriel n’aurait pas son bel aspect d’aujourd’hui. Mille merci pour la belle créativité et les jours d’intense production !

Pierre-Yves. Plus qu’un notaire, son enthousiasme pour notre projet, le temps qu’il a passé à débroussailler le terrain juridique, sa créativité pour trouver des solutions légales adaptées à notre réalité, ses précieux conseils et son support matériel et amical nous ont permis de nous lancer dans l’aventure l’esprit clair et serein. Cadeau sans prix…

Mes collègues, associés et partenaires de chez A HERMES, NOW.be et ALVOS Films qui m’ont accompagné par leurs encouragements et leur support au bureau pendant les périodes chaudes du projet. Un merci particulier à Ngalula, Hervé, David et Gauthier qui m'ont encourager à oser prendre 9 semaines de congé, me permettant d’accompagner mon bateau en navigation sur la Danube le cœur léger…

Toute l’équipe de Michel, qui a réussi un exploit en transformant le bateau de commerce en bateau de croisière en si peu de temps, avec beaucoup de professionnalisme, d’engagement et d’esprit positif, malgré les galères rencontrées : Olivier, Ben, les deux Julien, Marie-Lou, Philippe, Freddy…

Bruno, mon cousin, qui aménage un superbe Luxmotor à Anderlecht et avec qui j’ai pu partagé et apprendre plein de petites choses très utiles… Le plaisir de partager une passion commune avec son cousin. Très sympa ;-)

Les organisateurs et les participants aux soirées fluviales à l’initiative de Jêrome.

Christian Laurent, du chantier Meuse et Sambre pour ses précieux conseils. Même si je n’ai finalement pas travaillé avec un chantier naval pour la réalisation du bateau, sa disponibilité et son ouverture m’ont permis d’éclaircir plusieurs point important afin de faire des choix en toute connaissance de cause.

Les sites Aquaforum, Habitat-Fluvial, Bord à Bord sur lesquels j’ai glané, depuis des années, un paquet d’informations, parfois contradictoires entre elles, mais qui avaient le mérite de faire avancer la réflexion et surtout, de susciter de nouvelles questions. Par contre, je me rends compte, avec le recul, que toutes les réponses à ces questions ont été trouvées auprès de personnes dans la « vraie vie » et finalement assez rarement en ligne…

Ceux qui sont venu donner un coup de main sur les travaux : Jacques, Diego, Brigitte, Sean…

Pierre pour ses conseils et son éclairage pour la partie son et audiovisuelle embarquée.

Les administrations publiques belges : sur les forums, la partie administrative avait l’air d’être la partie la plus pénible du projet. Dans mon cas, il n’en a rien été. À chaque étape du parcours administratif, je suis tombé sur des personnes compétentes, aimables, rapides, orientées « usagers » et « solutions ». Toutes les formalités se sont déroulées du premier coup, sans allers-retours et dans des délais beaucoup plus court que ce que j’avais imaginé. Je ne pourrais pas remercier individuellement chaque fonctionnaire rencontré, mais merci aux agents du service public fédéral mobilité et transport à Bruxelles, Anvers et Ostende, aux agents de la région wallonne, aux éclusiers, à la police fluviale, aux maîtres jaugeurs, à la conservation des hypothèques maritimes et fluviales à Anvers…

Le port de plaisance de Peruwelz, qui nous a accueilli très gentiment pendant une grande partie des travaux d’aménagement du bateau en Belgique. Nous avons fait du bruit, des crasses… Mais tout le monde a été très sympa avec nous.

Les amis qui m’ont nourrit par leur enthousiasme communicatif sur ce projet : Mon papa, Thibault, Jacques, Dominic, Brigitte, Patrick, David, Ngalula, Ann, Sabine, Olivier, Cathy, les familles Libbrecht-Scheid et Van Dieren, Greta, Ten Wolfs, Aurélie, Alex, Sophie, Eliane, Jean-Luc, Thierry, Florence, Coralie, Philippe et Pascale, Denis, Fred, Gaël, Titane et Peppino, qui m'a amené un jour voir la péniche de Michel…

Dominique, Léon, Pascale, Martine, Sabine, Olivier et Gauthier avec qui je partage un parcours de développement personnel depuis deux ans et qui accompagnent également la concrétisation du rêve à chacune de nos riches rencontres.

Les pénichards qui nous ont gentiment accueillis sur leur bateau à l’époque où nous étions encore des gens d’à terre pour nous partager leurs expériences de l’habitat fluvial : Laurent et Hélène du Story-Boat, Patrick et Françoise de la Favorise, Martine et Bernard Buisseret du MS Elisabeth

Dominique Poumay, mon assureur pour le bateau, compétent, réactif et sympa. Il a passé beaucoup de temps sur le dossier d’assurance du bateau pour l’expédition Danube. À recommander ;-)

Gérard Bachy et Pierre Verberght pour leurs conseils sur la navigation sur le Rhin et le Danube.

Les membres du Collectif MU, assez fou pour louer un bateau dont le gros œuvre n’était pas encore achevé quelques semaines avant la date de location et assez cool, ouvert et sympa pour nous faire confiance et accepter les choses telles qu’elles se sont présentées. Merci en particulier à Eve pour ses talents d’organisatrice, de communication constructive et de médiatrice à ses heures ;-)

Diego, qui m’a accompagné plusieurs semaines sur le Danube et avec qui nous avons surmonté toutes les galères d’un bateau non-fini avec à son bord les 10 premiers passager de sa nouvelle vie de bateau de plaisance. Nous avons, grâce à notre complémentarité, vraiment appris à connaître le bateau dans ses recoins et à commencer à bien le prendre en main. Merci à lui pour sa force de travail et son esprit toujours positif !

Et à vous qui, plus de 150 par jour, venez lire ce blog… Merci pour vos commentaires d’encouragements, ils font vraiment vraiment plaisir et me donne à chaque fois un peu plus d’énergie pour poursuivre l’aventure plus loin !

Libellés : , , , , , , , , ,

mardi 29 juillet 2008

Bienvenue en Serbie

Depuis notre arrivée, hier, en Serbie, j’ai passé plus de temps dans les commissariats, douanes, capitaineries, bureaux d’agents et autres temples de l’administration qu’à visiter le pays ou profiter des charmes locaux…

Avant-hier soir, « revizion » complète à Donji Milanova, début des festivités à 18h00 et clôture à minuit lorsque les derniers agents, très pointilleux, mais assez aimables, quittent le pont. Extinction des feux à 0h30.

Dans la courte nuit, réveil à 3h30 sous les coups sourds de la coque contre le ponton. À chaque butée, à intervalles réguliers, le bateau résonne comme une vielle cloche de cathédrale mal accordée. En caleçon sur le pont, nous croisons Christophe, hirsute, réveillé par les mêmes sonorités nocturnes. À trois, nous resserrons les amarres du bateau et plaçons un pneu et un pare battage entre la bordaille et le ponton.

Retour au lit pour une dernière heure de sommeil. Levé à quatre heures trente et départ à cinq heures trente.

Le lendemain, le festival itinérant des Administrations Serbes se poursuit à Veliko Gradiste. Le concert démarre cette fois à 13h00 pour une clôture à 20h00. Dans la foulée, nous en avons profité pour faire le plein de fuel. Le port ne possédant pas d’infrastructure pour tanker les bateaux, c’est un camion qui vient nous livrer. Il est accompagné d’un camion de pompier, de notre agent, du capitaine du port, de la police et d’un inspecteur du ministère de l’environnement. Remplissage de 900 litres dans chacune des cuves babord et tribord. Petit débordement sur les plats-bords lors du deuxième remplissage. Réaction rapide pour contenir le liquide qui se répand. Pas une goutte dans le Danube. Ouf ! L’inspecteur nous remet son rapport et tout est en ordre. Nous pouvons payer les 225.000 dinars retirés en billets de 1000 en 9 retraits au Bancomat. Belle liasse !

Notre agent, charmante jeune femme serbe, nous a accompagné toute la journée pour surmonter les embûches de l’administration. Elle a fait un boulot formidable pour nous accélérer, tant que faire se peut, la traversée des méandres bureaucratiques locaux. Les points d’achoppement qu’elle a dû régler ont été, entre autres, le carnet ATA du matériel embarqué (une sorte de passeport pour le matériel) qui était apparemment incomplet, certains passeports des passagers « abîmés », des documents administratifs mal remplit par les douaniers de Donji Milanova et l’organisation, un peu épique, de la livraison du fuel dans le port. Beau travail !

Contrairement à la Roumanie et à la Bulgarie, j’ai senti en Serbie une certaine froideur, voire de l’hostilité chez certains agents publics. J’ai l’impression que nous sommes tolérés sur le territoire, sans plus. À l’arrivée à la police de Veliko Gradiste, pas un croisement de regard, pas un sourire, un couloir post-soviétique en guise de salle d’attente, pas de chaise pour s’asseoir, un guichet fermé derrière lequel sont assis plusieurs agents qui regardent les variétés style « Eurovision » à la télévision, sans détourner la tête. Attentes de plusieurs dizaines de minutes sans aucune explication. Pendant ce temps, les passagers et le reste de l’équipage sont confinés à bord.

Après plusieurs heures, une fois les formalités d’entrée en Serbie terminées, les passagers peuvent se rendre à la police dès la sortie du bateau avant de se rendre en ville. Ils doivent expliquer l’objet de leur sortie (restaurant, courses…) afin de recevoir leur passeport pour une durée déterminée (par exemple 4 heures). Une fois la sortie finie, nous retournons au commissariat rendre notre passeport et retournons au bateau. Ça procure une subtile, mais bien réelle, sensation de privation de liberté…

J’ai l’impression qu’au premier faux-pas de notre part, on est parti pour démarrer « Midnight Express »… Bon j’exagère, mais l’ambiance au commissariat est aussi glacée qu’une porte métallique gelée… Après des heures de tracasseries administratives dans un environnement hostile et dans une langue étrangère, je sens la tension nerveuse accumulée…

Je pense qu’une partie des Serbes n’oublie pas que ce sont, entre autres, 12 de nos avions belges qui, il y a moins de 10 ans, ont effectué des centaines de sorties de combat en soutien aux bombardement « humanitaires » de l’OTAN sur les positions Serbes. Plus récemment encore, début 2008, le concert des pays européens reconnaissait l’indépendance du Kosovo, au grand dam de la Serbie. Geste ressenti comme de l’ingérence et une gifle humiliante adressée aux Serbes, alliés historiques de l’occident chrétien contre les occupations Turques puis Nazies…

Signe visible de la tension dans la région, nous avons croisé un convoi de l’armée belge, sous l’égide de la KAFOR, qui traversait le Danube à Calafat en Bulgarie pour se rendre en mission de maintien de la paix au Kosovo. Sans doute que le célèbre « Droit d’ingérence » de Kouchner est ressenti différemment à Paris et à Bruxelles qu’à Belgrade…

De là à dire qu’ils nous le rendent bien, je ne sais pas...

Plus d’infos :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Op%C3%A9ration_Allied_Force

http://www.b-i-infos.com/articles/Lewis_Mac_Kenzie_Nous%20nous%20sommes%20tromp%E9s%20de%20bombardement.pdf

http://www.herodote.net/histoire/evenement.php?jour=19920406

Libellés : , , ,

dimanche 27 juillet 2008

[Presse] Deux bateaux pour écouter l’Europe

Un artice de d'Adrienne Nizet, dans Le Soir du Samedi 26 juillet 2008 :

Création sonore Sur le Rhin et le Danube

Un projet radiophonique de près de trois mois a débuté samedi dernier. Et fait une halte à Bruxelles ce week-end.

Amarré pour quelques jours près de Bruxelles-les-Bains, le Gavroche est une péniche de 30 m de long. Un beau bateau, solidement équipé. Pendant trois mois, le bâtiment va transporter différents artistes et… un studio son.

De l’autre côté de l’Europe, à Tulcea, en Roumanie, un autre bateau, l’Ange-Gabriel, a pris le départ début juillet avec à son bord d’autres artistes mais un objectif similaire : rallier Strasbourg fin septembre, via respectivement le Rhin et le Danube, les coques pleines de nouvelles créations sonores. D’ici là, leurs parcours seront jalonnés d’étapes dans différentes villes, où auront lieu de nombreux concerts, performances, installations, etc.

Pour le Gavroche, le premier évènement a eu lieu samedi dernier, au City Sonics de Mons. « Nous avons ensuite pris deux jours pour rejoindre Bruxelles, raconte Nicolas Horber, coordinateur du projet sur ce bateau. Ça fait partie du projet, la volonté de traverser l’Europe à un rythme particulier. Et une telle configuration permet la promiscuité. »

En effet, à bord, les artistes et ceux qui les accompagnent dorment sur des couchettes dans une seule pièce, cuisinent tous ensemble, mangent dans ce qui devient ensuite le studio son. Et parlent anglais ? « Ça se met en route, continue Nicolas. On a parlé français, tant qu’il n’y avait que des francophones. Maintenant, on se met à l’anglais, à l’allemand parfois. »

Les artistes résidents ont été sélectionnés suite à un appel à participation. Ils seront quatre à six sur chaque bateau, pour des périodes de trois à quatre semaines. En ce moment, Sillyconductor, Aymeric De Tapol, Joachim Montessuis, Maria Balabas (Roumanie) et François Martig (France) vivent sur le Gavroche.

Curieux avec les oreilles

Le nom du projet, European Sound Delta, et même son « sous-titre », « Radio and media art mobile project » attisent la curiosité. Voire l’incompréhension.

Pour résumer, disons que les artistes résidents vont, tout au long du parcours, collecter des sons, « l’identité sonore des villes ». Les éléments seront captés, enregistrés puis archivés en vue d’un travail de création. Qui sera fait entre les escales. Lors de celles-ci, des concerts en réseau seront organisés, des live session entre les deux bateaux, ou encore des soirées « placard », des concerts au casque, qui permettent de créer un climat intimiste pour l’auditeur. Par ailleurs, des parcours sonores seront organisés dans différentes villes. Les auditeurs pourront, armés d’une carte géographique, les découvrir avec d’autres oreilles.

Si les vôtres ont envie d’être chatouillées, de découvrir l’univers pointu et original de l’European Sound Delta, elles peuvent, en attendant la soirée de ce samedi (voir ci-dessous) se balader sur le site du projet et celui de l’ACSR, un de ses partenaires belges. Un bon son vaut mieux qu’un long discours.

www.sound-delta.eu

www.silenceradio.org

Des créations sonores, à écouter et à danser

Après avoir « habillé avec des sons » un repas, mercredi à la Compilothèque, l’European Sound Delta sera samedi, en collaboration avec ses partenaires belges, dès 15 h, à l’Imal, le centre des cultures et des technologies digitales.

Durant l’après-midi, de nombreux artistes diffuseront leurs productions radiophoniques et dès 20 h, il sera possible d’assister – et c’est gratuit – à des performances live.

Diogène, Ice Age, Sébastien Dicenaire, Damien Magnette, Catherine Vertige seront de la partie pour ce rendez-vous, qu’on nous annonce dansant en seconde partie…

www.acsr.be

www.imal.org

www.radiopanic.org

Libellés : ,

La péniche Gavroche sur le Rhin

Le bateau Gavroche, qui remonte le Rhin de la mer du Nord jusqu'à Strasbourg à lancé son blog : http://penichegavroche.blogs-de-voyage.fr/

Les deux bateaux se retrouveront à Strasbourg pour fêter en beauté l'accomplissement de ce magnifique European Sound Delta !

D'ici-là, bonne navigation à toute l'équipe du Rhin, à Philippe et à l'équipage du Gavroche !

PS : c'est rigolo, les rythmes de vie, nocturne pour les artistes et diurne pour l'équipage, sont apparemment les mêmes sur les deux bateaux, sauf que sur le Danube, l'équipe de MU travaille plutôt l'après-midi alors que la nuit est plutôt réservée à la détente et à la fête ;-)

Libellés : ,

mercredi 23 juillet 2008

Le chant de l’Ange-Gabriel

22 juillet. Nous venons reprendre la navigation après une semaine de pause à Rousse. À bord, plusieurs nouveaux passagers, dont Tô, un artiste sonore. Il enregistre des « sons » sous l’eau qu’il va ensuite utiliser comme matériel de travail.

Ce vendredi, il a proposé une performance sonore sur le ponton du bateau. Il diffusait des sons captés dans l’eau. Eau dans laquelle était diffusée d’autres sons enregistrés dans d’autres endroits du Danube quelques jours avant. C’est évidemment très abstrait. Pendant la performance, Yugo, notre pilote, assis sur le ponton, m’a fait un clin d’œil en me disant « Scheune Musik ». C’était du second degré ? C’était en tout cas la rencontre de deux mondes ;-)

Dès le départ du bateau ce matin, Tô s’est mis au travail. Il a bricolé une sorte de « canne à pêche » à laquelle il suspend des câbles de cuivre, lesté par des boulons, qu’il laisse filer dans l’eau par un hublot. Un capteur stéréophonique enregistre le son produit par les vibrations de l’eau sur les câbles de cuivre. Il vient de me faire écouter quelques secondes des premiers enregistrements. De belles harmoniques mystérieuses et envoûtantes. C’est un mélange du chant des sirènes du Danube et du chant de l’Ange-Gabriel. Fascinant !


Je suis tout aussi fasciné par les sons que par l’artiste. Tô est très doux, très gentil, très grand. Il fait des choses tellement « bizarre » - pêcher des sons sur une péniche en navigation – avec un tel sérieux et un tel engagement. Il est en même temps plein de curiosité envers le bateau et d’humilité dans sa manière de travailler. Il a également la tête bien sur les épaules et apporte beaucoup de bon sens et d’expérience aux autres membres de l’équipe (dont certains sont un peu plus rêveurs) dans les discussions à bord au sujet de ce qui est possible, permis ou pas, dans la région. Je ne sais pas si le terme est adéquat, mais je le trouve très professionnel. Il m’inspire beaucoup de respect et l’envie de plonger, avec lui, dans cet univers de féerie aquatique et sonore.

Un extrait sonore : (en ligne dès que j’ai une connexion haut débit ;-))

Le site internet de Thomas : http://www.fissur.com

Libellés : ,

Le Danube côté Bulgare

Mardi 22 juillet. Nous avons quitté ce matin vers 6h00 la charmante petite ville estudiantine de Svistov pour rejoindre, en deux jours et demi, la ville de Vidine, toujours du côté Bulgare du Fleuve, histoire d’éviter un nouveau passage de douane. Nous ne ferons sans doute pas de halte à terre durant cette navigation. Nous ferons donc deux nuits à l’ancre, au milieu du fleuve. Il nous reste 6.000 des 10.000 litres d’eau à bord. A une moyenne de 100 litres d’eau par personne et par jour, nous allons suivre attentivement le niveau des cuves. Pour l’avoir vécu, une panne d’eau sous la canicule avec 12 personnes à bord, c’est pas rigolo. Plus de WC, plus de douche, plus de vaisselle… On a retenu la leçon et on va éviter ça ;-)

Le niveau du Fleuve continue de baisser. À chaque contrôle, je signe un document qui certifie que j’ai pris connaissance du niveau actuel des eaux. Je ne comprends rien aux chiffres qu’on me communique, mais manifestement, c’est clair pour Yugo quand je les lui retransmets à mon retour à bord.

Ce matin, un vent violent c’est levé. Diego et moi avons rebâché les matériaux posés sur les écoutilles. Tendre les bâches, trouver de quoi les attacher solidement, le tout sans gêner la vue du pilote, ni tomber à l’eau. C’est du sport.

Juste après, Yugo me rappelle dans la timonerie en m’indiquant le cadran de température du moteur qui monte au-dessus des 80° au lieu des 60 habituels. Il me demande d’aller voir dans la salle des machines ce qui se passe. Je descends en me demandant bien ce que je vais pouvoir faire, et même où commencer à regarder. Tout à coup, je me souviens du problème que nous avions eu cet hiver le premier jour où nous avons piloté le bateau avec Michel. Le filtre du système de refroidissement était sale. Je sors de la salle des machines pour vérifier la qualité du jet d’eau qui sort sur le côté du bateau. Effectivement, le jet est intermittent est de faible puissance. Ni une, ni deux, je redescends et à genoux devant le filtre, je le démonte. L’eau jaillit, le filtre en métal est cassé. Je l’extrais. J’en place un nouveau, referme la cuve du filtre à la clef anglaise. Je sors et vérifie l’eau qui jaillit à nouveau à grand jet continu de la bordaille. Magnifique. Je retourne dans la timonerie et Yugo confirme que la température redescend. Yes ! J’adore ces grands moments où l’on sent que l’on commence à « comprendre» le bateau, à le connaître de l’intérieur. Nous gagnons petit à petit en autonomie…

Pendant ce temps, la vie à bord suit son cours. C’est toujours un petit miracle pour moi de voir ce bateau avancer lentement sur le Fleuve. Dehors, le vent et la pluie d’orage de ce matin se sont dissipés. A l’intérieur, Yugo est à la barre, nous avons fini de manger, deux personnes travaillent sur leurs ordinateurs dans la grande salle, quelques personnes se reposent et discutent sur le pont, un passager est encore au lit depuis hier soir, d’autres sont retournés faire une sieste, Vincent contemple le paysage qui défile lentement à travers un sabord avant de retourner à ses montages vidéos sur Final Cut. Et tout ce petit monde est emmené par l’infatigable Ange-Gabriel qui depuis Peruwelz, nous berce du régulier ronronnement de son moteur.

Nous avons adapté le document de vie à bord en tirant parti des expériences, parfois dramatiques, que nous avons vécues depuis le début du voyage.

Voici la copie que nous avons partagée avec les nouveaux arrivants et qui est affichée à l’entrée du bateau.

Ce document évoluera encore au fil du temps et au fil de l’eau…

Libellés : , , , ,

lundi 21 juillet 2008

European Sound Delta à Bruxelles

Pour mes amis belges qui veulent gouter un peu l’ambiance du projet European Sound Delta, le second bateau qui remonte le Rhin (le Gavroche) sera à Bruxelles cette semaine, du 21 au 27 juillet avant de repartir pour Antwerpen.

Le collectif MU organise des évènements ouverts au public ici : http://arts-numeriques.net/spip.php?article536

Vous me direz comment c’était ? ;-)

Libellés :

samedi 19 juillet 2008

Rencontre avec des travailleurs du Fleuve

Nous avons fait une rencontre vraiment exceptionnelle. Diego, Christophe et moi avons sympathisé avec l’équipage du bateau serbe auquel nous étions amarré cette semaine.

Depuis notre arrivée, ils n’ont cessé de nous rendre service. Les mecanos ont aidé Diego pour réparer la pompe à eau, ils nous ont ravitaillé en eau deux fois, 4 tonnes à notre arrivée et 4 tonnes à notre départ, connecté à l’électricité, aidé pour différents problèmes mécaniques dans la salle des machines… Et tout cela gratuitement…

Au début, certains passagers étaient méfiants à leur égard. Ils étaient inquiets de les voir passer sur notre pont ou descendre à l’intérieur du bateau. Nous nous demandions ce qu’ils voulaient. En fait ils n’attendaient rien de particulier. Mais dans notre société, nous n’avons plus l’habitude de l’entraide gratuite. Et sur le Fleuve, nous ressentons vraiment fort cet esprit de « communauté fluviale » avec les habitants et les travailleurs de l’eau…

Ils nous ont emmené dans la gargotte des mariniers de Rousse. Une vague cabane dans laquelle se trouve un improbable snack uniquement connu des mariniers du Danube. Ambiance comme on peut l’imaginer en écoutant la chanson « Dans le Port d’Amsterdam » de Jacques Brel, sauf qu’ici, nous ne sommes pas des touristes ou des ethnologues, nous sommes des marins, des membres d’équipage, un matelot, un capitaine et un cuistot. Je n’aurais jamais cru vivre ça un jour. Capitaine belge, matelot belgo-argentin, pilote serbe, cuistot français, en Bulgarie, à table avec un équipage serbe, discutant en allemand, sans distance, au premier degré, de navigation, de la vie sur l’eau, de la vie à bord, du métier… Nous sommes à égalité avec ces hommes qui vivent le fleuve depuis quarante ans pour certains. Ils nous voient, bien sûr, comme des petits nouveaux. Mais en même temps, nous ressentons le respect qu’ils portent à notre projet, à notre bateau, à notre travail.

Toni, le machiniste, nous a fait une visite guidée détaillée de l’énorme salle des machines du pousseur. Lors d’une manœuvre pour échanger nos places sur le ponton, Nikola, le capitaine, m’a invité à assister à la manœuvre depuis son poste de pilotage en haut du bateau.



Hier soir, nous avons passé un moment dans le carré de l’équipage autour d’une bière et d’un coca pour nous dire au revoir avant leur départ de ce matin vers Belgrade. Ils sont actuellement en route, en poussant devant eux 7 barges sur une longueur de 200 mètres. Plus de 5 fois la longueur de notre Freycinet, surnommée affectueusement « un canot » ou « une barque » par les Serbes ;-)

Une belle aventure humaine, que seul ce voyage un peu fou aura permise.

Un petit complément à ce post déjà rédigé, mais pas encore posté :

Il est 22h00, Yugo, sur la terrasse, vient nous prévenir que le « Velebit » passe actuellement à notre hauteur au milieu du fleuve. Il nous propose de l’appeler sur le canal 16 du mariphone, le canal inter-bateaux. C’est mon premier appel « en live » sur mariphone. Nikola, le captaine, nous répond. Nous lui souhaitons bon voyage. Il nous répond et nous nous disons au revoir en nous promettant de nous revoir à Belgrade. Ensuite, le bateau allume un énorme projecteur qu’il pointe vers nous et lance sa corne de brume qui déchire le silence douillet de la nuit tombante sur le Fleuve. A notre tour, nous répondons par 3 coups de cornes de brume. Magnifique !!! Là, nous nous sentons vraiment accepté sur le Fleuve… J’aurais voulu filmer ou enregistrer ce moment émouvant de communion fluviale… Ce sera juste un beau souvenir pour Diego et moi :-)

Libellés : , , , ,

vendredi 18 juillet 2008

[Presse] European Sound Delta, la croisière sonore s’amuse

Un article de presse de Annick Rivoire sur le site Poptronics : "European Sound Delta, la croisière sonore s’amuse"

Libellés :

jeudi 17 juillet 2008

European Sound Delta sur MySpace

Retrouver des photos et des contenus sonores du projet Europenan Sound Delta ici :

http://www.myspace.com/sounddelta

Libellés :

mercredi 16 juillet 2008

Le Chef !

Quelques photos de Christophe, le Chef Cuistot, quatrième membre d'équipage ;-)

Libellés : , ,

mardi 15 juillet 2008

Nouvelles photos

Nous avons une connexion WIFI à bord cette semaine. J'en profite pour mettre en ligne quelques photos de la navigation avec le Collectif MU :

European Sound Delta


C'est ici : http://picasaweb.google.com/xaviervd/EuropeanSoundDelta

Libellés : , ,

lundi 14 juillet 2008

European Sound Delta

Voici la carte du trajet des deux bateau sur le Rhin et sur le Danube avec les dates de passages dans les différentes villes :


view on esd

Libellés : , ,

Rousse en Bulgarie

Nous sommes arrivés à Rousse, en Bulgarie. Nous y restons jusque dimanche prochain. Après l’accident d’Oltenita, ça fait du bien de changer d’endroit et mettre pied à terre pour quelques jours. L’équipe de MU est en pleine effervescence. Le camion de matériel est arrivé avec du matériel de montage, un studio son, une antenne satellite, du matériel informatique et audiovisuel. Ils ont également établi le contact avec leurs partenaires Roumains et Bulgares sur place. Tout du monde bien sympathique :-)

De notre côté, hier, après une panne de la pompe à eau du bateau qui empêchait de prendre une douche, aller aux toilettes ou faire la vaisselle, Diego a réussi, avec l’aide de l’équipage serbe du bateau voisin, à en réinstaller une nouvelle.

Nous avons eu un peu de temps, hier, pour découvrir la ville. Ça a l’air vraiment très sympa. J’espère que nous aurons l’occasion durant la semaine de la découvrir plus en profondeur et de participer aux évènements organisés par MU et leurs partenaires.

Ce matin, nous aurons à bord 4 ouvriers Bulgare pour mettre le bateau en ordre de marche : un électricien, un plombier et deux menuisiers. Les choses vont sérieusement avancer.

Pour ceux qui voudraient me joindre, j’ai pris un nouveau numéro Bulgare pour mon téléphone potable : +35 987 620 34 85

Libellés : , , ,

dimanche 13 juillet 2008

MU at work ! Ca bosse ferme !

Je me trouve dans la grande salle du bateau, une bonne partie de l’équipe de MU est au travail, chacun devant son ordinateur, à dérusher des prises de son, à faire du montage vidéo. L’ambiance est studieuse sur le Danube.

Je suis impatient de découvrir leurs productions, avec des images et des sons du Danube… Dès qu’elles sont en ligne, j’envoie les URL :-)

C’est une équipe vraiment très très sympa, qui a l’air très créative et assez organisée… Je suis également impatient de découvrir leurs premiers événements en live à Giurgiu et Russe !

Libellés : , ,

24 heures chrono sur une péniche

Nous vivons, Diego et moi, des journées bien chargées. Depuis ce matin 7 heures, j’ai été à la police des douanes Roumaines, au ponton pour régler le stationnement du bateau et remplir le rapport de navigation à la capitainerie du port.

Ce matin, les batteries étaient de nouveau morte car la pompe pour évacuer l’eau de l’évier de la cuisine fonctionne quasiment en continu à cause du refoulement de l’eau dû au gîte excessif du bateau (environ 2° à tribord).

Après avoir fait démarrer le générateur 24 volts, Diego a passé plus d’une heure dans la salle des machines pour faire démarrer le générateur 220 volts. C’est maintenant chose faite ! Nous avons commencé à déplacer les éléments de poids sur le pont central pour rééquilibrer le gîte du bateau. Nous allons voir comment transvaser l’eau et éventuellement le fioul des citernes tribord vers celles de bâbord. Nous avons déjà regagné un tiers de degré vers babord.

Nous avons eu une réunion avec le pilote pour une mise au point sur notre travail ensemble. Il nous voit, Diego et moi, sans aucune expérience ni de navigation, ni de mécanique, éléctricité ou plomberie, tenter de gérer le confort de 10 passagers à bord d’un bateau dont les commodités de bases ne sont pas encore existante, dans des pays dont nous parlons pas un mot, en gérant des ouvriers étrangers qui travaillent au milieu des passagers… Il a donc décidé de nous transmettre ses connaissances et de nous rendre le plus autonome possible en faisant de nous, une fois arrivés à Vukovar, des vrais marins d’eau douce. C’est vraiment une excellente école, car avec ses 40 ans d’expérience de navigation il nous apprend vraiment le métier. Malgré ses côtés souvent un peu rude, il nous explique, toujours dans notre Allemand commun de 20 à 30 mots, comment doit fonctionner un bateau et comment doit s’organiser la vie à bord. Il est très pédaguoge et s’assuren à chaque fois que nous avons bien compris et intégré avant de passer à la suite. C’est complètement nouveau pour nous et vraiment très intéressant.

Je découvre le métier de Capitaine. N’ayant jamais eu que quelques bribes d’informations sur le sujet, c’est beaucoup plus de responsabilité que ce à quoi je m’attendais… Et c’est à la fois un peu angoissant, mais très excitant et passionnant !

Yugo, qui est un pilote Serbe de 60 ans, est très à cheval sur les principes, l’autorité, la hiérarchie, la discipline, le travail… Il s’est donc mis en tête de faire de moi un vrai Capitaine. Et c’est vrai que la vie à bord avec 10 passagers et 3 membres d’équipage, dont des belges, français, anglais, serbe, canadien, roumain, américain, sur un Fleuve en eaux internationales entre deux pays dont un est dans l’espace Shegen et l’autre non, ce n’est pas une mince affaire…

Yugo m’explique, par exemple, que les passagers sur le bateau sont en territoire belge. Ce sont les lois belges qui sont d’application à bord. C’est pour cette raison que à chaque débarquement ou à chaque largage d’amarres nous avons un contrôle de police à bord. Comme en avion, on passe une frontière au décollage et à l’atterrissage. Simple contrôle si nous embarquons et débarquons entre deux ports d’un même pays et plus approfondi (les fameuses « Revizionne ») si nous débarquons dans un pays (la Bulgarie, par exemple) en provenance d’un port de le rive en face (la Roumanie)…

Changer de rive peut donc prendre plusieurs heures avant que les passagers ne puissent débarquer à terre… Yugo m’explique également que c’est le Capitaine qui garde les passeports des passagers entre l’embarquement et le débarquement. J’ai une farde avec tous les papiers du bateau, les passeports des passagers, la liste complète des passagers et des membres d’équipages, un document qui reprend la liste de tout le matériel à bord. Ces listes sont mises à jours à chaque contrôle et tamponnées par la police pour présentation au débarquement suivant.

Hier soir à l’arrivée, j’ai dû débarquer seul pour accompagner l’agent de police jusqu’au bureau des douanes, remplir le rapport de navigation, présenter les papiers des passagers et du bateau. Une fois le contrôle terminé, je rends leurs passeports aux passagers qui ont alors l’autorisation de débarquer. Je me rend ensuite à la capitainerie pour remplir le rapport de navigation.

Au niveau légal, le rôle du capitaine est important aussi. En cas d’accident avec un passager ou en navigation, le capitaine est responsable. Je dois garder les passeports des passagers après le contrôle de départ, jusqu’au contrôle d’arrivée dans la ville suivante. Après le contrôle de police. Je rends les passeports aux passagers, qui peuvent, à ce moment-là, débarquer librement à terre. Je suis également responsable du fait que notre pilote Serbe ne quitte pas la ville d’amarrage car il dispose d’un seulement d’un visa fluvial valable pour les villes du Danube.

Yugo me donne toutes une série de petits (et de grands) conseils en coulisses, tout en me mettant en avant à chaque fois… C’est très touchant. Il me dit ce que je dois faire et puis « allez, en avant, c’est au capitaine d’y aller ». Il ne se présente « que » comme le pilote qui obéit aux ordres du capitaine. Il répète : « Le capitaine dit go, je fais go. Le capitaine dit stop, je fais stop ». J’ai l’impression d’avoir un grand-père qui donne des conseils de vie à son petit-fils qui débute dans le métier… Et même si je n’en comprends pas toujours tout de suite le sens, je me rends compte, même après coup, qu’il y a toujours une bonne raison à ses recommandations.

Je me rends compte que, autant pour la sécurité, que pour l’organisation de la vie à bord, c’est vraiment important de prendre cette charge et les devoirs qui y sont associés…

(Ce post a été écrit le 12 juillet, avant l’accident. Je le publie tel quel)

Libellés : , , , , , ,

jeudi 10 juillet 2008

Collectif MU

Les premiers passagers du collectif MU nous ont rejoint hier soir à Silistra, en Bulgarie. Très sympa de retrouver ici ceux que nous avions déjà rencontré il y a quelques mois en Belgique.

Le bateau est « presque » prêt… Nous ferons du camping quelques jours encore…

Diego, Yugo le pilote et moi, avons rangé le bateau, nettoyé vite vite pour accueillir le mieux possible les premiers arrivants… Mission presque accomplie… J’aurais bien aimé pouvoir présenter le bateau avec plus de commodités, de l’eau chaude, une machine à laver, un lave-vaiselle, un four en état de marche, des cabines complètement fermées et isolées, la terrasse peinte entièrement, l’entrée peinte également…

Nous allons passer notre journée avec eux pour préparer la venue des premiers invités. C’est vraiment pas évident car même si le travail réalisé sur le bateau a été énorme en quantité et excellent en qualité, il reste tant de chose à faire pour que les conditions de vie à bord aient juste le niveau nécessaire… Il manque juste les derniers pourcents qui font que l’on aurait fait Woaw en montant à bord…

Heureusement, l’équipe de MU est vraiment très sympa, très compréhensive et hyper-constructive. Ils ont mis la main à la pâte pour monter eux-mêmes des meubles. Nous avons fait ce midi la liste des tâches à réaliser en urgence et celles qui sont à réaliser juste après, sans doute à Russe ou à Giurgiu.

Nous cherchons des ouvriers roumains ou bulgare pour terminer la plomberie, l’électricité, un peu de menuiserie, réparer le générateur de courant… La traductrice roumaine du projet semble avoir trouvé une première personne...

Le pilote ne comprend pas exactement tout ce qui se passe, mais il sens que nous devons faire tellement de choses en même temps et que c’est quasiment mission impossible qu’il nous donne un sérieux coup de main. Même si il râle sur tout ce qui ne fonctionne pas encore à bord. Et la liste est longue…

En même temps, la magie du bateau sur le Fleuve et la présence enthousiaste et généreuse de Diego à mes côtés font que toutes ces épreuves n’entame pas mon émerveillement sur ce fabuleux projet ! Je post ce blog et je rejoins les autres sur le pont central pour manger devant le coucher de soleil sur le Danube le repas préparé par le Christophe, le cuisinier de l'équipe...

Libellés : , ,

dimanche 6 juillet 2008

Retards...

Mauvaise journée pour notre planning de navigation...

Hier, looooongues tracasseries avec les autorités portuaires en Bulgarie. Ambiance tendue entre les capitaines du port, un "agent", une autre personne non-identifiée, notre pilote et Michel, pour palabrer et éviter des taxes très "locales" et surtout une "revizione" (visite complète et fouillée du bateau). Pas de magasin au port de Giurgiu, pas de quai pour débarquer les motos ou la voiture. Pas de gazoil pour le bateau.

Ce matin, expédition courses en taxi (le moyen le plus simple, le plus rapide et en fait assez économique) et surtout tentative pour trouver du fioul le dimanche. D'après le port, ce ne serait pas possible aujourd'hui... Nous hésitons à reprendre la route pour un hypothétique ravitaillement dans 200 km et le risque, d'après le pilote, de ne plus trouver de ravitaillement jusque Tulcea. Ce qui nous ferait tomber en panne sèche sur le Fleuve...

Nous venons donc de perdre quasiment 24 heures dans un planning déjà à flux tendu. Il nous reste une petite trentaine d'heures de navigation pour arriver à destination... Pendant ce temps, les travaux se terminent avec une équipe qui arrive à bout de force après 6 semaines de dur labeur et de vie en communauté dans des conditions de chantier difficiles. Le manque de sommeil se fait sentir chez chacun... L'ambiance reste positive, mais les corps sont épuisés et les têtes de l'équipage déjà tendues vers le retour...

Diego et moi, qui n'avons pas vécu l'ensemble de l'aventure du trajet aller, commençons à nous préparer à accueillir et à accompagner pour un mois le trajet retour avec les invités du Collectif MU entre la Roumanie et la Serbie. Michel reprendra le relais le 7 aout, après la Serbie jusqu'à Strasbourg le 25 septembre.

Libellés : ,

mardi 24 juin 2008

1er article de presse

Voici un lien vers le premier article de presse concernant le projet European Sound Delta :

http://mcsinfo.u-strasbg.fr/article.php?cPath=3&article_id=10442

Merci à Eve, du Collectif MU, pour l'info ;-)

Libellés :

samedi 21 juin 2008

Nous sommes sur le Danube !

Ca y est !!! Le Fleuve tant attendu (en tout cas par nous ;-)) est là, il se déroule dans son lit devant nous. On retrouve le courant, comme sur le Rhin... Un vrai fleuve. De la navigation vivante !

Et non, il n’est pas Bleu, mais il est Beau, le Beau Danube Vert-Gris :-)

Nous venons de quitter le point le plus « haut » de notre périple à une attitude de 400 mètres au dessus du niveau de la mer.


Nous sommes au PK 2409. C’est à dire qu’il nous faudra parcourir 2409 kilomètres pour rejoindre le PK 0 à Sulina sur la Mer Noire. Heureusement nous aurons le courant avec nous dans ce sens du voyage car nous avons rendez-vous le 7 juillet à Tulcea pour embarquer à notre bord l’équipe du Collectif MU.

Nous faisons actuellement halte à Regensburg pour engager un pilote. Nous avons rencontré deux agents (des « courtiers » en pilotes), mais nous nous posons encore la question de savoir si nous avons légalement besoin d’un pilote pour un bateau de plaisance de 39 mètres. Impossible, depuis le début de la préparation de ce voyage d’avoir une réponse claire sur cette question… Dans le doute, nous poursuivons les démarches et nous devrions donc reprendre la route dès lundi matin, 5 heures .

Libellés : , ,

jeudi 12 juin 2008

De Freistett à Frankfurt


Départ de Freistett le 11 juin à 7H00 - Passage à Frankfurt le 12 juin à 11h00

De Freistett à Frankfurt, 226 km et 5 écluses. 2 sur le Rhin pour descendre jusque Mainz. De là, on remonte le courant sur le Main avec 3 nouvelles écluses pour remonter jusque Frankfurt.


Après ses 2 grandes écluses, le Rhin perd encore 30 mètres de dénivelé jusque Main, et cela sans autre écluse. Ça donne une idée du courant…

(Arrivée prévue théorique par PC-Navigo le 3 juillet à Tulcea - Roumanie)

Libellés : , ,

samedi 10 mai 2008

Première rencontre avec le collectif MU

La semaine dernière, nous avons rencontré les responsables du collectif MU à Peruwelz.

Nous avons rencontré Eve, Olivier et Philip pour discuter des aspects logistiques et administratifs du projet : les contrats de collaboration, les assurances, l'équipement du bateau, le plan de navigation, les autorisations...

Ils ont pu également visiter le chantier du bateau et choisir la manière dont les cabines seront aménagées pour le voyage.

Chouette rencontre. Le projet est vraiment très enthousiasmant. L'équipe est très sympathique et très professionnelle. Nous nous revoyons ce lundi pour signer le contrat définitif.

Libellés : , , , , , ,

jeudi 24 avril 2008

Des informations sur la navigation sur le Danube

Voici de nouvelles informations glanées suite aux rendez-vous avec les “harbour masters”(chefs de capitaineries en français ?) de Giurgiu (Roumanie), Rousse (Bulgarie) et Belgrade (Serbie) par Eve, du Collectif MU, les organisateur du projet "Danube".

Les "éclaireurs" vont demain à Vukovar.

La personne qui va s’occuper de nous à Belgrade (un agent fluvial), va envoyer demain les coordonnées de ses confrères en Croatie, Hongrie et Slovaquie. Il va s’occuper de nous sur tout le territoire serbe (à l’aller et au retour) , Eve l’a rencontré avec une personne serbe qui possède un bateau de plaisance à Belgrade. Il parle anglais et français.

Vous trouverez ci-dessous un compte rendu de chacun de ces rendez-vous avec des professionnels du Danube. Par contre tout est en anglais car nous partageons ces informations avec nos partenaires artistiques roumains (Mihaela et Cosmin de l’association Rokolectiv) et bulgares (Tsveta de Arena Media et Timo de la “Canetti house”).

En bref, tout se passe bien. Nous avons des emplacements assurés à Giurgiu, Rousse et Belgrade aux bonnes périodes de juillet, et nous sommes confiants pour la suite. Les gens sont très gentils et intéressés par le projet. Les mairies de ces 3 villes sont impliquées dans le projet également.

Une info importante obtenue aujourd’hui :
Prix du gasoil en Serbie 1200 €/tonne (!)
En Roumanie 650 €/T
En Croatie 700 €/T

Bulgaria

Meeting with M. Nicolai Dontchev, deputy director of Maritime Administration in Rousse

- ok for boat Ange-Gabriel docking at ponton number 6 from 14 to 21 july 08.
Ponton 6 has electricity, water is just nearby on the next ponton.

- no taxes if the boat is pleasure navigation (must be officially mentioned on the boat documents)

- in each port in Bulgaria, the captain must fill the “general declaration” (description of the boat)
- ok to have public on board if respect of the legislation of the boat (40 persons maximum, to be confirmed)

- need to call the harbour 24h before the boat arrival (on july 13th) to confirm the docking,

- during the week in Rousse, the boat can freely move from the ponton and come back (to go to Giurgiu for example), but the captain must advise the harbour chief,

- procedure to go and come back from Bulgaria (Rousse) to Romania (Giurgiu) :
As we are not in Schengen area, there is each time a border control. Before leaving the ponton, the captain must advise the harbour, then one custom agent will proceed to the passengers passports control. He ‘ll give authorization to passengers and boat to leave Bulgaria.
Arriving to Giurgiu, captain need to call the harbour in Giurgiu to proceed to border control while docking in Romania.

- customs and border control have to be done in the last port stop before leaving Bulgaria (for example before Serbia)

- it is possible to navigate during the night

Romania

Giurgiu harbour : meeting with M. Opra, director of the harbour

Ok to dock the boat on July 18th

Sulina :

Between Tulcea and Sulina, the captain need to navigate with a local pilot or guide, as the Danube Delta is a protected and restricted area.

From Sulina to the Delta, Ange-Gabriel can’t navigate. We need to hire small boats.


>> Proposal for boat departure organization :

July 6 : Boat docking in Tulcea >> arrival of the artists and the team from Bucarest by car/mini-bus,
July 7 : departure to Sulina with a local pilot.
July 7-8-9 : boat docking in Sulina
July 8 : small boats hiring for Delta excursions
July 9 : departure to Tulcea with pilot, and then to Giurgiu (for arrival on July 14)

Belgrade

No taxes for pleasure navigation

Police & custom formalities at the entrance of the country (passports obligatory for all passengers)
“Custom manifest” to fill up for material on board (computers etc...)

Before leaving Serbian territory “outgoing revision” formality

One week docking in Belgrade = between 50 to 100 € + ship agency fees = 50 €
General manager : Milan Stefanovic - http://www.prvoparobrodsko.com/

While we are out of border zone in Belgrade, passengers and public can freely enter the boat.
If we are inside the border zone (in case we can’t get a special authorization, each person of the public will have to pay 6€ to enter the zone & get to the boat.)
Authorization to organize events around the boat to be asked to the city of Belgrade

Voilà les dernières informations reçues de Eve, ça avance, ça avance...

De notre côté en Belgique nous avons reçu des information très intéressante sur la navigation sur le Danube de la part de Gérard Bachy qui a navigué sur le Danube et qui a tenu un super blog sur ce magnifique voyage - (http://troll.bachy.net). La semaine prochaine, nous rencontrons Pierre Verberght - (http://www.verberght.be) - qui a piloté des bateaux de croisières sur le Danube et qui a réalisé des cartes de navigation fluviale très précise de tout le parcours. En voici en exemple :



Le projet prend corps, l'excitation monte en même temps que la pression du temps qui nous rapproche chaque jour un peu plus du départ... Plus qu'une vingtaine de jours !

Libellés : , , , ,

samedi 19 avril 2008

Préparatifs pour la navigation sur le Danube

Les préparatifs pour le grand voyage avancent, tant au niveau des travaux que de la préparation de la navigation elle-même. Les membres de l'association MU sont en repérage sur place cette semaine pour préparer le voyage.

Voici quelques informations qu'ils ont reçus d'un Capitaine Roumain à Bucarest concernant la navigation sur le Danube :

1. Pendant l’été le Danube est bas, c’est un fleuve sauvage (pas de quais). Après Regensburg (dernière ville en Allemagne avant l’Autriche), la profondeur peut parfois être de moins d’1m50 par endroit >> important de bien connaître le fleuve. Selon lui, le plus prudent serait d’avoir un capitaine qui a déjà navigué sur le Danube entre Regensburg et Sulina (un capitaine de Regensburg). Sinon, il faut que notre capitaine soit très bien renseigné.
La pantente Rhin est valable sur le Danube, mais pas l’inverse.
Il dit que le Rhin c’est de l’”autoroute” comparé au Danube >> beaucoup moins fatiguant de naviguer sur le Rhin car le fleuve est parfaitement équipé pour la navigation, ce qui n’est pas le cas du Danube.

2. Il dit que l’organisme Via Donau (en Autriche) a toutes les infos concernant la navigation (cartes, logiciel pour GPS qui donnent les profondeurs etc..., infos sur taxes & emplacements etc....)

Le meilleur logiciel selon lui est édité par TRESCO (entreprise allemande), avec toutes les cartes du Danube de Regensburg à Sulina, ça coûte 250 € environ.

3. Taxes de navigation pour bateau de plaisance gratuites sur l’ensemble du Danube, mais attention, réglementation pour bateau de plaisance limitée à 30 mètres (or freycinet = 38m)
Donc il faut voir si sur les papiers de la péniche Ange-Gabriel si elle est enregistrées comme bateau de plaisance ou non + il faut enregistrer nos 12 passagers dessus.
Ensuite lors de la navigation, attention : si nos passagers sont enregistrés en Roumanie, nous ne pouvons pas les débarquer en Bulgarie. Si on veut débarquer en Bulgarie, il faut faire réenregistrer tout le monde chez les bulgares. Bref.... à réfléchir....

4. L'amarrage :
On peut s’arrêter pour la nuit et jeter l’ancre n’importe où sur le Danube.
Par contre comme le fleuve est sauvage, les berges sont en pentes donc impossible d’accoster le bateau :
- soit nous avons un petit bateau (zodiac ou canoé) pour rejoindre la berge,
- soit nous accostons sur un ponton >> dans ce cas, prévoir taxes de location de ponton (environ 10/15 euros de l’heure, à vérifier...)

5. Les emplacements dans les ports : le capitaine nous conseille de nous rapprocher d’un agent pour booker les emplacements. L’agent s’occupe de faire les réservations dans les ports pour nous, il connait toutes les capitaineries, les emplacements centraux dans les villes (surtout Vienne & Budapest), c’est lui qui paye tout puis nous lui règlons à la fin la facture globale.
Les taxes portuaires sont calculées sur la longueur du bateau.

6. Idem pour l’achat du gasoil : nous pouvons faire remplir le réservoir chez les fournisseurs & ils envoient la facture directement à notre agent.
Sinon pour le départ, le fournisseur de gasoil le moins cher est à Rousse (Rom petrol) = 550
€ pour 1000 litres

7. Les écluses : apparemment gratuites (portes de fer etc...) au moins de Sulina à Linz

8. Attention aux temps de navigation : de sulina à Linz/regensburg environ, il faut compter une vingtaine de jours car il a peu d’écluses, par contre le temps est beaucoup plus long dès Linz/regensburg vers l’Allemagne. Il faudrait donc bien vérifier notre plan de navigation sur le Main car nous n’avions pas prévu le temps des écluses de façon réaliste (plus d’une centaine).

9. Il a bien confirmé que la vitesse moyenne pour une freycinet serait de 10 km/h à contre-courant (18 km/h dans le sens du courant)

10. L’eau se paye au m3, mais il ne connaissait pas les prix exactes.

Si vous pouvez confirmer, infirmer ou compléter ces informations, n'hésitez-pas, nous sommes preneurs ;-)

Libellés : , , ,

samedi 12 avril 2008

Voyage sur le Danube confirmé !

Cela faisait quelques semaines que des discussions étaient en cours... C'est maintenant confirmé : l'Ange-Gabriel naviguera sur le Danube cet été. Départ prévu le 15 mai ! Woaw ! Quelle belle aventure en perspective !!!

Le bateau participera au projet European Sound Delta.

European Sound Delta est une résidence nomade au fil du Rhin et du Danube, une performance à travers l’Europe et un projet radiophonique de près de 3 mois sur la perception des espaces traversés.
Deux bateaux remontent simultanément les deux grands fleuves européens depuis la Mer du Nord et la Mer Noire jusqu’à Strasbourg. A bord, des équipements techniques et des équipages constitués d’artistes invités ou ayant répondu à un appel à participation. Pendant l’été 2008, il s’agira pour eux de composer des pièces sonores et des dispositifs in-situ à partir d’enregistrements réalisés dans les villes traversées : atmosphères, langues, musiques…
A chaque étape, l’espace public des villes deviendra un espace de jeu : un territoire sonore à explorer et aussi un lieu de diffusion du travail des artistes à l’occasion d’événements : concerts, performances, installations, parcours... A l’arrivée, l’ensemble des travaux finalisés sera exposé lors de croisières sonores à Strasbourg (26-27-28 septembre 2008).

Les bateaux-studios remonteront les fleuves du Rhin et du Danube en faisant halte dans plusieurs zones urbaines. Ces escales permettront aux habitants d’écouter la production d’objets sonores réalisés en aval sur le terrain : des pièces sonores, des fragments d’ambiance, des reportages, des documentaires et des émissions radiophoniques. L’identité sonore des villes voyagera ainsi à contre-courant.


Les étapes sur le Danube :
- Delta du Danube – Sulina (Roumanie)
- Giurgiu / Ruse (Roumanie / Bulgarie)
- Begrade (Serbie)
- Novi Sad (Serbie)
- Vukovar (Croatie)
- Budapest (Hongrie)
- Bratislava (Slovaquie)
- Vienne (Autriche)
- Linz (Autriche)
- Frankfurt (Allemagne)
- Strasbourg / Kelh (France / Allemagne)

LES DEUX BATEAUX STUDIOS

Les artistes utiliseront ces sons comme des éléments de leurs compositions ou de leurs interventions. Les studios embarqués sur les péniches seront le lieu de cette transformation du matériau sonore. Les stations informatiques légères de montage permettront la production d’objets qui seront diffusés ensuite sur la radio ou pendant les événements organisés dans les villes-étapes. Ces studios seront aussi un lieu d’apprentissage pendant les ateliers de création radiophonique .

Péniche Gavroche (Voyage sur le Rhin)
Propriétaire & marinier : Philippe GUILLERY.
La péniche Gavroche est une péniche de type Freycinet de 30 mètres de long, amarrée à Charleroi / Landellies en Belgique. Elle accueillera 12 personnes lors de la navigation et pourra faire monter à son bord entre 40 et 50 personnes lors des événements dans les ville-étapes.

Péniche Ange-Gabriel (Voyage sur le Danube)
Propriétaires : Xavier VAN DIEREN et Veronica LIBBRECHT,
marinier : Michel SUBER.
La péniche Ange-Gabriel est une péniche de type Freycinet de 38 mètres de long, amarrée en Belgique. Elle accueillera 12 personnes lors de la navigation et pourra faire monter à son bord entre 40 et 50 personnes lors des événements dans les villes-étapes.


EQUIPAGES
Chaque péniche aura à son bord :
- un capitaine accompagné d’un assistant
- un coordinateur
- un chargé de production
- un ingénieur du son
- un scénographe
- quatre artistes (sur une durée limitée, à raison de trois rotations, soit au total 16 artistes par itinéraire)
- un participant à l’atelier de création radiophonique (sur une durée limitée, à raison de trois rotations, soit au total 4 participants par itinéraire)


PARIS-LILLE SALON D’ECOUTE

Durant tout le projet European Sound Delta, un salon d’écoute conçu comme relais du projet sera installé à Paris (hall d’accueil du centre musical Barbara, Goutte d’or – Paris 18e et à Lille (Colysée à Lambersart).
Cet espace proposera un diptyque vidéo soutenu par une même bande son (la web radio du projet); il demeurera accessible tout au long de la double traversée européenne. Vincent Voillat (plasticien et directeur artistique du collectif
MU) sera chargé d’en concevoir la scénographie.

RADIO - LA BANDE-SON DU « RIVERMOVIE »

Radio2radio est une expérience mobile, éphémère et expérimentale. C’est une radio Est/Ouest qui propose de confronter les univers sonores et musicaux du Rhin et du Danube pendant ce voyage de près de 3 trois mois au cœur de l’Europe. Cette programmation guidée par la sensibilité des artistes sonores sera faite de croisements, de frottements et de multiples rencontres avec les acteurs des scènes artistiques locales et les habitants. Radio en sons et en images, elle sera réalisée à bord de deux bateaux-studio mobiles, sa programmation sera constituée de chroniques (journaux de bords des deux navires), de créations sonores originales, et d’événements artistiques et musicaux retransmis en direct. Cette grille sera complétée par une série de programmes fournis par les radios des territoires traversés les plus créatives. .

radio2radios c’est :
2 mois et demi de programmes en continu 24/7
16 radios-FM invitées
20 artistes-sonores résidents et autant d’artistes invités
20 événements en direct

LA GRILLE DES PROGRAMMES (PODCAST)
Principe général de programmation :
4 heures de programmes nouveaux par jour – minimum, rediffusées 6 fois par jour en streaming audio sur le web dont :
- quotidiennement une demi-heure de direct depuis les deux bateaux
- un magazine d’une heure hebdomadaire en direct des deux bateaux
- la sélection musicale de l’équipage
- les programmations croisées entre les radios du Rhin et du Danube
- les cartes blanches aux radios partenaires
- les événements en direct le week-end : concerts – festival - performances

Crewlist / Guestlist (18h) (Musique)
Durée : 1 heure 30
Fréquence : quotidienne
La play-list de l’équipage (crew list) ou des personnes rencontrées lors du voyage (guest list)
Chaque jour un membre de l’équipage fait partager ses choix musicaux aux auditeurs.
En alternance Rhin-Danube.

Delta Mag (19h) (Talk / Sound Art)
Durée : 30 minutes / 1 heure (samedi)
Fréquence : quotidienne
C’est le rendez-vous quotidien en direct de chacun des deux bateaux avec les chroniques et les témoignages des artistes- résidents à bord et plus largement de l’équipage. Ce sera un espace de création en dehors de tout format et diffusion des premiers extraits des enregistrements réalisés. Il sera également possible d’y interviewer d’autres artistes ou de passer une pièce sonore liée à la ville-étape.

MUR DES SONS/ SOUND WALL - UN CARNET DE VOYAGE MULTIMEDIA

A la manière d’un blog, le SOUND WALL est une frise horizontale où chacun peut publier un son en l’accompagnant d’un texte, d’une image photographique ou vidéo (lié à un espace d’enregistrement ou de diffusion)…
Comme le signe d’une appropriation par l’écoute et d’un partage du regard, ces petits objets multimédia seront autant de percées subjectives qui viendront éclairer de manière originale le travail de collecte sonore… Ce mur des sons digital évoluera de manière chronologique au fil de la navigation. Un mur retracera la navigation sur le Rhin, tandis qu’un autre retracera celle du Danube. Il sera possible d’y distinguer l’ensemble des éléments produits par un artiste.

Evénements

Chaque étape sera l’occasion de présenter le travail des artistes résidents : concerts, installations sonores in situ et programmes radiophoniques. A partir d’une palette de dispositifs, ces événements présentés à proximité des bateaux et en collaboration avec un lieu partenaire sont conçus comme un panorama de pratiques artistiques. Des départs des bateaux dans les Deltas du Rhin et du Danube à l’arrivée à Strasbourg fin septembre, les événements prendront appui à chaque fois sur le contexte de la ville dans lesquels ils seront proposé et ils associeront des artistes locaux..

DEPARTS – DEUX DELTAS LILLE –F // SULINA – RO
Au départ, les bateaux traverseront deux larges zones baignées par des flux linguistiques : les Deltas du Danube et du Rhin sont situés à la croisée de plusieurs pays. Cette topographie offre aussi des paysages différents : côté occidental, une région industrielle fortement urbanisée et, côté oriental, une zone naturelle protégée (elle est classée par l’UNESCO). Chaque navire aura son port d’attache : au sud du Delta du Rhin La « Maison Folie » Le Colysée, située dans l’Agglomération de Lille à proximité d’un canal, et à Sulina l’ancien phare qui marque le point zéro du Danube, à partir duquel sont comptées les distances sur le fleuve vers l’amont. Chaque départ sera marqué par une première performance-concert Rhin-Danube avec la participation des artistes-membres des équipages des deux bateaux.


L’ARCHIPEL STRASBOURG : CROISIERES SONORES

Au terme de ce voyage de plusieurs mois, une ville-archipel : des croisières sonores seront proposées comme autant d’explorations au fil des canaux strasbourgeois. Diffusées à bord d’un bateau-mouche spécialement aménagé pour la circonstance, elles articuleront plusieurs univers élaborés à partir des sons collectés durant la traversée fluviale. Situé à la confluence du Rhin et du Danube, l’événement permettra à chaque spectateur de découvrir la ville en même temps qu’un panorama de la création sonore européenne. On pourra croiser des créations des résidents des péniches mais aussi des artistes invités qui auront retravaillé les sons bruts à distance.

CO-ORGANISATEURS DU PROJET

COLLECTIF MU
Paris-France
www.mu.asso.fr

ROKOLECTIV
Bucharest - Romania
www.rokolectiv.ro

STUDENT COMPUTER ART SOCIETY
Sofia - Bulgarie
www.scas.acad.bg

Libellés : , , ,