dimanche 12 juillet 2009

Les éclusiers

Ça fait quelques temps que j'avais envie de faire un petit billet pour remercier les éclusiers que j'ai croisé depuis maintenant presque 2 ans...

J'ai rencontré des éclusiers très sympas, ouverts, très tolérant par rapport au "petit nouveau" que je suis sur les voies d'eau. Plein de bons conseils, très courtois, et respectueux des usagers.

Je profite de ce post pour remercier en particulier toute l'équipe des éclusiers de Grands-Malades qui m'ont accueilli avec beaucoup d'attention sur l'ile à Jambes. Ils sont très attentifs à tout ce qui s'y passe. C'est rassurant de savoir qu'ils sont là et qu'en cas de problème, je peux aller les trouver...

Je vous invite aussi à visiter les blog d'Alain Pascal, Chef de poste à l'écluse-barrage de La Plante à Namur. Un blog très complet sur la navigation fluviale, Namur et ses environs et pleins de liens vers tout l'univers fluvial autour de la Meuse. C'est rigolo, car j'ai découvert sur son blog des photos de l'Ange-Gabriel prises depuis la tour de l'écluse. Attention, bateaux, vous êtes photographié (des photos très réussies, en plus ;-))

La semaine dernière, j'ai rencontré, à son poste, son auteur qui est vraiment très sympa !

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samedi 7 mars 2009

Séminaire fluvial itinérant sur la péniche

L’Ange-Gabriel franchit une nouvelle étape dans sa transformation de bateau de transport en bateau de séminaires !

Du 21 avril au 26 mai, le bateau accueillera une tournée de conférences itinérantes sur le thème du e-Learning dans 5 villes Wallonnes : Mons, Charleroi, Bruxelles, Liège et Namur.

Le bateau sera aménagé afin d’accueillir 35 participants à chacune de ses séances de sensibilisations. Plus de renseignements sur l’événement sur le site de l’AWT, organisatrice de l’événement.

Télécharger le dossier de presse : e-Learning-dossier-de-presse.pdf

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vendredi 16 janvier 2009

Brise glace sur le canal Bruxelles - Charleroi

Parti le 14 janvier de Bruxelles pour rejoindre Namur, le bateau s'est frayé un chemin dans les eaux glacées du canal Bruxelles-Charleroi.

Le bruit des morceaux de glaces qui frottent contre la bordaille est très impressionnant. Un sourd grondement continu envahi toute la cale. La proue pousse également devant elle de grandes plaques de glaces, parfois de plusieurs dizaines de mètres de diamètre, en créant de longues fissures qui éclatent en claquements sec.



Arrivé en bas du plan incliné de Ronquières, les bateaux de 85 m que nous croisons nous déconseillent de poursuivre plus haut. Nous amarrons donc à Ronquières pour quelques jours. Le temps, entre autre, de fêter mes 40 ans à bord en famille :-)

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dimanche 14 décembre 2008

Croisière de Namur à Bruxelles en péniche

Deux jours qui sont passés comme si c’était quelques minutes… Deux journées parfaites ! Le bateau. La navigation. De belles personnes à bord. Une ambiance sereine, douce. Des émerveillements partagés, tout simples…

Quelques images...






































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Visualiser l’emplacement du bateau en temps réel

Vous pouvez maintenant savoir, en direct, où se trouve exactement le bateau sur une carte Google Maps. Le lien est ici : http://www.ange-gabriel.be/gps/


La carte sera réactualisée chaque fois que le bateau change d’emplacement et à chaque passage d’écluse…

Cette petite prouesse technologique est rendue possible grâce à l’iPhone 3G et au petit logiciel gratuit Instamapper

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samedi 29 novembre 2008

Je suis un habitant de l'eau

Ca y est ! Je vis maintenant à bord de l’Ange-Gabriel. J’ai rendu les clefs de ma maison. Je ne suis plus un terrien. Je suis un habitant de l’eau.

Le bateau est (encore) en travaux. Cette fois, ça devrait être la dernière ligne droite. On attaque l’installation du chauffage (pas inutile en cette période), la salle de bain, les WC des cabines, la construction du mobilier sur mesure, on termine l’électricité, les câblages (son, vidéos et data), on va ensuite entamer les finitions avec l’enduisage et la peinture. Il restera ensuite à réparer le groupe électrogène et sans doute à en acheter un nouveau. Trois fois rien, en somme ;-)

Malgré cette liste impressionnante, le bateau est déjà bien vivable, en tout cas dans les cabines déjà aménagées. Je me suis installé dans l’une d’elle. J’y dors, j’y mange et j’y ai même mon bureau ! Je commence à télé-travailler depuis le bateau avec mon ordinateur portable, ma connexion 3G et… mon nouvel iPhone 3G également. Les conditions sont vraiment agréables. Calme, concentration et connexion : un bon cocktail !

Le 12 décembre, nous levons l’ancre pour Bruxelles. Deux jours de navigation avec 10 amis à bord pour une petite balade fluviale hivernale qui promet d’être très joyeuse ! Je vais fêter la Noël en famille sur le bateau à Bruxelles : 32 personnes à table, plus les enfants sur la péniche de mon cousin Bruno, la « Be-Coq ». Soirée mémorable en perspective également ! Je vais sans doute rester un petit peu à Bruxelles, amarré à couple à Anderlecht. Ensuite, courant janvier, on redescend à Namur. La vie est belle :-)

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mardi 29 juillet 2008

En route pour Belgrade

6h40. Voilà déjà un début de journée bien remplie. Ce matin, formalité de sortie à la police Serbe, ensuite paiement et permis de naviguer vers Belgrade à la Capitainerie du Port. Retour au bateau. Chauffe des moteurs et départ. Ensuite, petit tour dans la salle des machines pour remettre l’huile à niveau dans le générateur 220 volts et ensuite vidanger le trop plein d’eau sous le moteur.

Ce matin, notre ami Yugo, de bonne hurleur (oups, pardon, de bonne humeur), me propose de me laisser faire, sous son œil, les manœuvres de sortie du port. Génial ! A six heures, le soleil caresse les eaux rosées du matin sur un Fleuve d’huile. Toujours accompagné du doux ronron de son puissant moteur, en quelques coups de barres, d’embrayage et de gaz, le bateau se décolle tout doucement de la berge en prend lentement son envol vers le chenal pour filer presque silencieusement sur le lit du Fleuve en glissant le long des berges de la ville encore en pyjama. Nous croisons une barque de pêcheurs déjà au travail. Une fois passés sur notre côté, ils disparaissent, dévorés sous les feux du soleil levant qui embrasent notre sillage.

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Bienvenue en Serbie

Depuis notre arrivée, hier, en Serbie, j’ai passé plus de temps dans les commissariats, douanes, capitaineries, bureaux d’agents et autres temples de l’administration qu’à visiter le pays ou profiter des charmes locaux…

Avant-hier soir, « revizion » complète à Donji Milanova, début des festivités à 18h00 et clôture à minuit lorsque les derniers agents, très pointilleux, mais assez aimables, quittent le pont. Extinction des feux à 0h30.

Dans la courte nuit, réveil à 3h30 sous les coups sourds de la coque contre le ponton. À chaque butée, à intervalles réguliers, le bateau résonne comme une vielle cloche de cathédrale mal accordée. En caleçon sur le pont, nous croisons Christophe, hirsute, réveillé par les mêmes sonorités nocturnes. À trois, nous resserrons les amarres du bateau et plaçons un pneu et un pare battage entre la bordaille et le ponton.

Retour au lit pour une dernière heure de sommeil. Levé à quatre heures trente et départ à cinq heures trente.

Le lendemain, le festival itinérant des Administrations Serbes se poursuit à Veliko Gradiste. Le concert démarre cette fois à 13h00 pour une clôture à 20h00. Dans la foulée, nous en avons profité pour faire le plein de fuel. Le port ne possédant pas d’infrastructure pour tanker les bateaux, c’est un camion qui vient nous livrer. Il est accompagné d’un camion de pompier, de notre agent, du capitaine du port, de la police et d’un inspecteur du ministère de l’environnement. Remplissage de 900 litres dans chacune des cuves babord et tribord. Petit débordement sur les plats-bords lors du deuxième remplissage. Réaction rapide pour contenir le liquide qui se répand. Pas une goutte dans le Danube. Ouf ! L’inspecteur nous remet son rapport et tout est en ordre. Nous pouvons payer les 225.000 dinars retirés en billets de 1000 en 9 retraits au Bancomat. Belle liasse !

Notre agent, charmante jeune femme serbe, nous a accompagné toute la journée pour surmonter les embûches de l’administration. Elle a fait un boulot formidable pour nous accélérer, tant que faire se peut, la traversée des méandres bureaucratiques locaux. Les points d’achoppement qu’elle a dû régler ont été, entre autres, le carnet ATA du matériel embarqué (une sorte de passeport pour le matériel) qui était apparemment incomplet, certains passeports des passagers « abîmés », des documents administratifs mal remplit par les douaniers de Donji Milanova et l’organisation, un peu épique, de la livraison du fuel dans le port. Beau travail !

Contrairement à la Roumanie et à la Bulgarie, j’ai senti en Serbie une certaine froideur, voire de l’hostilité chez certains agents publics. J’ai l’impression que nous sommes tolérés sur le territoire, sans plus. À l’arrivée à la police de Veliko Gradiste, pas un croisement de regard, pas un sourire, un couloir post-soviétique en guise de salle d’attente, pas de chaise pour s’asseoir, un guichet fermé derrière lequel sont assis plusieurs agents qui regardent les variétés style « Eurovision » à la télévision, sans détourner la tête. Attentes de plusieurs dizaines de minutes sans aucune explication. Pendant ce temps, les passagers et le reste de l’équipage sont confinés à bord.

Après plusieurs heures, une fois les formalités d’entrée en Serbie terminées, les passagers peuvent se rendre à la police dès la sortie du bateau avant de se rendre en ville. Ils doivent expliquer l’objet de leur sortie (restaurant, courses…) afin de recevoir leur passeport pour une durée déterminée (par exemple 4 heures). Une fois la sortie finie, nous retournons au commissariat rendre notre passeport et retournons au bateau. Ça procure une subtile, mais bien réelle, sensation de privation de liberté…

J’ai l’impression qu’au premier faux-pas de notre part, on est parti pour démarrer « Midnight Express »… Bon j’exagère, mais l’ambiance au commissariat est aussi glacée qu’une porte métallique gelée… Après des heures de tracasseries administratives dans un environnement hostile et dans une langue étrangère, je sens la tension nerveuse accumulée…

Je pense qu’une partie des Serbes n’oublie pas que ce sont, entre autres, 12 de nos avions belges qui, il y a moins de 10 ans, ont effectué des centaines de sorties de combat en soutien aux bombardement « humanitaires » de l’OTAN sur les positions Serbes. Plus récemment encore, début 2008, le concert des pays européens reconnaissait l’indépendance du Kosovo, au grand dam de la Serbie. Geste ressenti comme de l’ingérence et une gifle humiliante adressée aux Serbes, alliés historiques de l’occident chrétien contre les occupations Turques puis Nazies…

Signe visible de la tension dans la région, nous avons croisé un convoi de l’armée belge, sous l’égide de la KAFOR, qui traversait le Danube à Calafat en Bulgarie pour se rendre en mission de maintien de la paix au Kosovo. Sans doute que le célèbre « Droit d’ingérence » de Kouchner est ressenti différemment à Paris et à Bruxelles qu’à Belgrade…

De là à dire qu’ils nous le rendent bien, je ne sais pas...

Plus d’infos :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Op%C3%A9ration_Allied_Force

http://www.b-i-infos.com/articles/Lewis_Mac_Kenzie_Nous%20nous%20sommes%20tromp%E9s%20de%20bombardement.pdf

http://www.herodote.net/histoire/evenement.php?jour=19920406

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Les Portes de Fer

Voici quelques images des célèbres Portes de Fer.

C’est effectivement assez impressionnant. La Majesté des lieux s’impose à notre frêle esquif qui semble demander la permission de franchir l’étroit passage entre les deux verdoyants et riches massifs montagneux des Carpates et des Balkans.

Une colossale tête de géant, taillée à flanc de montagne, semble surveiller la gorge de son regard profond et ténébreux.

Plus loin, un petit édifice religieux, une sorte de chapelle orthodoxe, diffuse des chants de prières. Quelques officiants debout sur une terrasse surplombant le Danube, habillés de longues soutanes noires, nous font signe lorsque nous passons à leur hauteur.

Le tableau qu’offre ces paysages d’un autre temps me rappelle les contrées du Seigneur des Anneaux. C’est un mélange des habitants des terres du Rohan qui se seraient installés dans les Gorges des anciens rois de l'Argonath.

"Frodon, les yeux fixés devant lui, vit s'avancer au loin deux grands rochers : on eût dit de grands pinacles ou de grandes colonnes de pierre. Hauts, verticaux et menaçants, ils se dressaient de part et d'autre du fleuve. Une trouée étroite apparaissait entre eux, et le courant emportait les bateaux vers celle-ci.
- Voyez l'Argonath, les Piliers des Rois ! s'écria Aragorn. Nous n'allons pas tarder à les passer. Maintenez les barques en files et aussi espacées que possible ! Tenez le milieu du lit !
A mesure que Frodon était emporté vers eux, les grands piliers s'élevèrent comme des tours à sa rencontre. Ils lui parurent de grandes et vastes formes, menaçantes dans leur mutisme. Puis il vit qu'elles étaient, en fait, taillées et façonnées : l'art et le pouvoir de jadis s'y étaient appliqués, et elles conservaient encore, en dépit des soleils et des pluies d'années oubliées, les puissantes images qui leur avaient été données. Sur de grands socles fondés dans les profondeurs des eaux se dressaient deux grands rois de pierre : hiératiques, ils contemplaient sévèrement le nord de leurs yeux voilés, sous des sourcils crevassés. Leur main gauche était levée, paume en dehors, en un geste d'avertissement ; la main droite tenait une hache ; sur leur tête étaient un heaume et une couronne effrités. Gardiens silencieux d'un royaume depuis longtemps disparu, ils étaient encore empreints d'une grande puissance et d'une impressionnante majesté. Une crainte respectueuse envahit Frodon : il se fit tout petit et ferma les yeux, n'osant lever le regard tandis que les bateaux approchaient. Même Boromir baissa la tête comme les embarcations passaient à vive allure, frêles et fugitives comme de petites feuilles, sous l'ombre permanente des sentinelles de Númenor. Ainsi passèrent-ils la sombre trouée des Portes."


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